WOLEU-NTEM/Comme à Libreville, le nombre de malades mentaux dans les rues inquiète à Bitam
La montée vertigineuse de malades mentaux inquiète plus d’un dans la ville de Bitam. Il devient quasi impossible de circuler dans ladite localité sans croiser un fou, et de plus en plus, le phénomène touche les jeunes.
Située au nord du Gabon dans la province du Woleu-Ntem et chef-lieu du Ntem, la ville de Bitam ne cesse de voir le chiffre de malades mentaux augmenter. De la gendarmerie à la mairie en passant par le marché de Bitam, il est impossible de circuler sans croiser plus d’un fou. De plus, la majorité de ces malades mentaux sont violents et les riverains se voient exposer aux agressions de tous genres : « J’ai été agressée tout dernièrement par un fou qui me demandait 200fcfa. En lui remettant 100f, il est devenu violant et m’a porté main », relate Francine, une riveraine.
Le nombre élevé de malades mentaux dans cette ville s’expliquerait par la consommation abusive des stupéfiants tels que le chanvre indien et les tramadols communément appelé « cobolo » et d’autres drogues. Ce qui explique l’agressivité des malades. Ils deviennent un grand danger pour la ville. Certains seraient en même temps fous et braqueurs : « Ils ne sont pas fous. Un fou qui arrache les sacs pour prendre de l’argent afin de s’acheter des cigarettes et autres drogues puis revient te balancer le sac. C’est juste les cobolos qui les rendent ainsi », s’indigne Adel, une commerçante du marché de Bitam. En outre, une minorité seulement de ces malades mentaux souffriraient de vrais troubles psychiques.
Le manque de structure sanitaire pour ces malades a fait en sorte que la rue soit leur seule demeure. Ils se retrouvent abandonnés à eux-mêmes et cela crée une psychose au sein de la population bitamoise.
Naty Abogho






