Transurb "le Ngori " : Un palliatif à la cherté des transports à Libreville ?
Instituée en avril 2020, avec pour objectif d’aider les populations à faire face à la crise sanitaire, la gratuité des transports est toujours effective dans le grand Libreville. Aujourd’hui, cette gratuité sert principalement à lutter contre la cherté du coût des transports qui ont fortement augmenté. Ce n’est plus seulement les économiquement faibles qui l’empruntent, mais aussi, de nombreux fonctionnaires de l’Etat gabonais.
Assuré par les compagnies de transport public telle que la Sogatra et TRANS’URB, « le Ngori » semble être le moyen de transport le plus utilisé par les habitants de la capitale gabonaise. Il n’y a qu’à voir la longueur des files d’attentes qui se forme à chaque arrêt de bus, comme à Rio, et aux 9 étages. Malgré les heures d’attente, beaucoup préfèrent patienter et prendre le « Ngori ».
Il faut dire que s’ils le font ce n’est pas temps par plaisir, mais par contrainte. Pour pouvoir mettre quelques choses de côté et éviter de dépenser tout le gain gagné dans les transports explique des usagers des bus à l’arrêt de Rio. Pour ces derniers, c’est devenu compliqué de prendre le taxi, tellement il devient coûteux.
Les bonnes choses ayant toujours une fin, la fin de cette mesure serait un coup dur pour ces usagers qui ne circulent plus qu’avec ce moyen de transport. « La rentrée approche, comment on va faire pour aller au travail et envoyer les enfants à l’école avec les petits salaires qu’on a et le prix des taxis qui change tous les jours ? » s’interroge Viviane.
David A






