SEEG : Une histoire de mauvaise gestion et un héritage lourd à porter
Depuis sa création, la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG) a connu plusieurs formes de gestion. D’abord sous le contrôle direct du gouvernement gabonais, elle a été privatisée en 1997-1998 sous la pression des institutions financières internationales. C’est ainsi que le gouvernement a signé un contrat de concession avec l’entreprise française VEOLIA, qui a géré la SEEG pendant plus de 20 ans.
Cependant, cette privatisation n’a pas apporté les bénéfices escomptés. VEOLIA a exploité la SEEG sans investir dans la maintenance des infrastructures, ce qui a conduit à une détérioration avancée du réseau électrique et hydraulique. Les installations sont devenues vétustes, les coupures d’électricité et d’eau étaient monnaie courante, et les consommateurs subissaient un service de plus en plus médiocre.
Face à cette situation, le gouvernement a pris la décision courageuse de rompre le contrat de concession avec VEOLIA en 2018. Malheureusement, la gestion nationale qui a suivi n’a pas été à la hauteur des attentes. La SEEG s’est retrouvée avec plus de 2 600 prestataires, dont plusieurs étaient liés à des hauts responsables de la société, et plus de 15 directeurs aux postes de décision, ce qui a alourdi la structure administrative et aggravé les problèmes de gouvernance.
Les réalisations sous l’ancien régime : une vérité à nuancer
Certains, aujourd’hui, prétendent que sous Ali Bongo, la situation était meilleure et qu’il n’y avait pas de délestage. C’est totalement faux.
Avant la construction de nouvelles infrastructures énergétiques, le Gabon a connu de nombreuses coupures de courant et une incapacité chronique à répondre à la demande en électricité. C’est sous pression que le gouvernement déchu a finalement investi dans trois grandes centrales :
La centrale électrique d’Alénakiri (Owendo)
La centrale électrique de Cap-Lopez (Port-Gentil)
La centrale hydroélectrique de Franceville
Ces infrastructures, bien qu’essentielles, sont aujourd’hui gérées par la Société de Patrimoine, qui fournit de l’énergie à la SEEG. Mais un problème majeur subsiste : la SEEG peine à payer ses factures à la Société de Patrimoine, ce qui empêche cette dernière d’assurer correctement la maintenance des infrastructures. Résultat : la qualité du service se dégrade à nouveau.
Pourquoi le CTRI ne peut pas tout réparer en deux ans
Depuis l’arrivée du Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI) au pouvoir, certains voudraient faire croire que les problèmes de la SEEG sont de leur responsabilité. Pourtant, le CTRI a hérité d’une situation catastrophique, fruit de 14 ans de mauvaise gestion et de corruption sous l’ancien régime.
Il est illusoire de penser que tout peut être réparé en seulement deux ans, alors que le pays est encore en train de panser les plaies béantes laissées par le régime déchu. Les infrastructures vieillissantes, les dettes accumulées, les réseaux de corruption encore en place et les sabotages internes compliquent davantage le redressement du secteur.
Les Ennemis de la Transition : Une Volonté de Sabotage
Certains individus, tapis dans l’ombre, veulent manipuler l’opinion publique en faisant croire que le CTRI est incapable de gérer le pays. Ces personnes sont les mêmes qui ont profité du chaos passé et qui refusent que la lumière soit faite sur leurs responsabilités.
Le Président de la Transition doit donc être vigilant et s’entourer de véritables guerriers, des hommes et des femmes compétents, intègres et déterminés à reconstruire le Gabon sur des bases solides.
Appel au Peuple Gabonais : Soutenons la Transition !
La vérité est simple : on ne peut pas demander au CTRI de régler en deux ans ce que l’ancien régime n’a pas su faire en 14 ans. Le peuple doit être patient et vigilant. Les vrais ennemis du Gabon sont ceux qui cherchent à saboter les efforts du Président et à replonger le pays dans l’anarchie.
Nous devons refuser la manipulation et soutenir les actions du Président de la Transition pour bâtir un Gabon plus juste, plus fort et mieux gouverné. La route est encore longue, mais avec des dirigeants déterminés et le soutien du peuple, la renaissance du Gabon est possible.
Armand DAGRACA T






