SEEG/Quelle eau pour quel usage ?
Créée au Gabon depuis plus de vingt ans, la SEEG ne parvient pas toujours à distribuer de l’eau propre, malgré le départ de Véolia. Le précieux liquide menace la santé des populations, et surtout des plus jeunes.
Créée en 1950, la Société d’Energie et d’Eau du Gabon (SEEG) est aujourd’hui une entreprise riche de plus d’un demi-siècle. Privatisée en 1997, 51% de ses actions étaient détenues par le groupe français Véolia, jusqu’au premier trimestre 2018. Le reste étant entre les mains de l’Etat gabonais qui a rompu le contrat il y a quelques mois. L’entreprise détient le monopole de la distribution d’eau et d’électricité dans le pays.
La SEEG est dotée d’installations industrielles constituées de centrales thermiques et de stations de pompage d’eau à Libreville et à l’intérieur du pays. Mais comment expliquer cette eau impropre qui sort des robinets des gabonais ? L’eau distribuée semble très impure, vu sa couleur à la sortie du robinet. Bon nombre de gabonais s’en plaignent depuis de nombreuses années . « Nous avons bu hier mardi une eau sale, bourrée de graine de sable sans savoir pourquoi », déclarait Samuel, client de la SEEG.
« La mauvaise qualité de l’eau est à l’origine de la diarrhée chez les enfants », clame madame Marie, mère d’une importante et grande famille. Certains médecins interdisent de donner cette eau aux enfants de bas âge. La population ne cesse de s’inquiéter. Malgré l’assurance sur le changement de la qualité de l’eau promis par Philippe Nlome Nze en 2017, à lépoque Directeur Délégué Eau Estuaire en charge de la production et de la distribution pour Libreville, Owendo et Akanda, rien de sain ne coule des robinets.
Que faire face à ce problème ? Tout le monde ne pouvant s’acheter une eau minérale qui s’élève au prix de 600cf la bouteille d’1,5 litres. Le gabonais économiquement faible crie « au secours à une eau potable ».
Mylène Nzang Ntoutoume






