OYEM/GABON : L’Or et Parfait au cœur de l’entrepreneuriat des jeunes

30 octobre 20190
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Deux jeunes, L’Or Mezui et Parfait N’nong, tous deux, élèves au Lycée d’Etat Richard Nguéma Békalé d’Oyem, respectivement en classe de Terminale B2 et 1ère B. Les deux lycéens ont déjà l’esprit entrepreneurial. Ces apprenants sont copropriétaires d’un cyber-Café en plein cœur de la capitale de la province du Woleu-Ntem. Une initiative saluée par Estelle Ondo qui, elle, encourage surtout les jeunes filles aux études et à se battre pour leur autonomisation.

S’il est bien vrai que la valeur n’attend point le nombre d’années, L’Or Mezui et Parfait N’nong l’ont si bien compris. Les deux élèves inscrits au Lycée d’Etat Richard Nguéma Békalé d’Oyem cultivent l’esprit entrepreneurial depuis quelques années déjà. Ils sont copropriétaires d’un cyber-café, situé en plein centre-ville de la capitale de la province septentrionale du Gabon. ‘’C’est le Grand Nord’’. De gérants, ils sont devenus propriétaires de cet espace qui leur permet d’embrasser leur autonomie financière. « Je me bats pour être financièrement autonome » lâche Parfait avec assurance et fierté. Il rappellera et soutiendra : « nous sommes jeunes, il bien vrai, mais aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années ».

Entreprendre, c’est prendre des risques, nous apprend L’Or. Cette élève inscrite en classe d’examen nous dit savoir concilier ses études et la gestion du cyber-café. « Je sais concilier études et business. C’est juste question d’organisation. Mais en tout, mes études passent quand-même avant mes affaires. Mes parents doivent-être fiers de moi. Je me bats pour eux. Ma mère m’inspire  » Nous confie-t-elle. Calme et studieuse, L’Or Mezui inspire plus d’un. Elle est admirée par camarades de classe. « Nous sommes dans un monde où avoir un emploi devient difficile. Il faut développer les idées et trouver des solutions » affirme la future bachelière.

Gabrielle Ratanga, journaliste-Reporter et présentatrice d’une chaine publique est tombée sous le charme de l’esprit entrepreneurial de ces deux élèves. Elle est admirative de ce qu’ils font, concilier études et affaires. « Je suis fière de cette jeune fille, L’Or. Notre jeunesse a besoin d’être orientée, motivée, encouragée. Nous avons, dans notre pays, des génies créateurs, mais ils n’ont pas souvent d’espace pour exprimer leurs différents talents, qui, malheureusement, sommeillent en eux » dira-t-elle partagée entre admiration et indignation.

Dans un entretien avec la journaliste, la jeune élève confie qu’elle aimerait être une femme d’affaires. L’Or ambitionne faire de l’agriculture son domaine de prédilection pour la prospérité de ses finances. « Il faut que l’agriculture soit vraiment développée afin que les Gabonais consomment les produits de chez eux. C’est un domaine qui n’est pas beaucoup exploité par nos compatriotes  ».

Parlant de l’affaire ‘’Wally’’ qui défraie la chronique et fait couler beaucoup de salive et d’encre, la jeune L’Or condamne fermement ces actes qu’elle qualifie d’ignobles. Pour elle, c’est un crime qui doit être puni avec sévérité. Aussi, appelle-t-elle aux parents de veiller sur les fréquentations de leurs enfants.

L’Or Mezui et Parfait N’nong restent deux exemples à suivre pour leur entourage. Ils continuent d’inspirer beaucoup de jeunes lycéens comme eux et font la fierté de leurs différentes familles. Et comme le disait déjà l’ancienne ministre en charge de l’Entrepreneuriat des jeunes, Carmen Ndaot, que « le développement de notre pays dépend de la capacité d’entreprendre. Il faut intégrer l’esprit entrepreneurial dans les établissements secondaires et universitaires. Il faut insuffler une nouvelle dynamique. Elle incite les jeunes à ne pas avoir peur d’entreprendre. «  Allez-y. Osez donc ! Libérez vos talents. Exploitez-les au service du pays » lance-t-elle.

Martial T.M

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