« Nous voulons la paix et nous voulons travailler pour la paix » dixit Victoire Lasseni Duboze
Au sortir de l’Assemblée générale constitutive du Réseau panafricain des femmes pour la Culture de la paix et le Développement durable – Section Gabon, tenue le 16 juin dernier à Libreville, la présidente a dit tout mettre en œuvre avec l’apport de son bureau composé de douze (12) femmes, pour faire de son mandat de trois (3) renouvelable une fois, une réussite.
C’est fort de l’apport de la paix dans tout développement social, que le Système des Nations Unies au Gabon, et de la Fondation Doumpambi-Matoka pour le développement solidaire accompagnent ce projet. C’est la Chambre de commerce du Gabon qui a abrité les travaux de cette assemblée générale constitutive qui réunissait plus de 117 ONG et associations. Au cours de son propos d’ouverture des travaux, Victoire Lasseni Duboze soulignait déjà que « En aidant la Femme africaine à se réaliser pleinement, on la libère de ses dépendances vis-à-vis de l’homme, mais on libère aussi l’homme lui-même de ses illusions machistes et autoritaires ». Un point de vue qu’a renchéri Satelle Mayouri de la Fondation Marcel Doupambi-Matoka pour le développement solidaire en affirmant que « la promotion des droits des femmes est un domaine de ses domaines de compétence, qu’il n’y a pas de de développement socio-économique sans paix et que la contribution des femmes à la culture de la paix et la sécurité est essentielle ».
Par ailleurs, la création de cette première section du Réseau panafricain des femmes pour la Culture de la paix et le Développement durable s’inscrit dans le cadre de l’appel à la création d’un mouvement panafricain pour la culture de la paix, un appel contenu dans le « Plan d’action en faveur d’une culture de la paix en Afrique - Agissons pour la paix », adopté à Luanda (Angola), en mars 2013, au cours du Forum panafricain « Sources et ressources pour une culture de la paix ». Il s’agit donc de l’issue d’un long processus. En 2017 déjà, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la paix, un bureau provisoire avait été mis en place avec pour mission d’élaborer des projets de statuts, de règlement intérieur, de plan d’action et de préparer la tenue de cette assemblée générale constitutive.
Pour sa part, Stephen Jackson, Coordonnateur du Système des Nations Unies au Gabon s’est dit honoré d’être présent à cette assemblée générale constitutive. Il a estimé que la création de ce réseau d’organisations consacrées à la culture de la paix, est un moyen pour les femmes qui en sont parties prenantes de répondre à leur vocation essentielle de tisserande de la paix. Une fois installée, Victoire Lasseni Duboze a dévoilé ses priorités d’action pour son mandat. Ainsi, présentées en deux axes, le plan d’action prévoit en Axe 1 : la culture de la paix, l’appropriation de la résolution 1325 et ses corollaires, la citoyenneté, l’éducation, la formation, la paix et sécurité, le respect des droits humains, le respect des principes démocratiques, égalité homme-femme aux postes de responsabilités, lutte contre la discrimination des femmes.
L’axe 2 quant à lui s’intéresse au développement durable, à l’indépendance économique, au droit environnemental, droit et la santé, à la croissance inclusive, au leadership et association, à l’art et l’éducation traditionnel. La présidente a précisé toutefois que « D’autres axes seront envisagés avec, notamment l’économie, pour favoriser de meilleurs pouvoirs d’achat, le sport, les arts et les lettres, etc. ». Pour la première Vice-présidente, Sidonie Flore Ouwé, magistrat de formation, il importe aujourd’hui d’encourager le respect des textes dans le fonctionnement de toute société, car « le non-respect de la loi est l’une des causes de déstabilisation de nos pays ».
Dorian ONDO






