ETHIQUE/Musique et dépravation des mœurs
Incontournable canal de transmission de messages, la musique divertit et sensibilise. Au Gabon, cet art voit se développer en lui, un nouveau caractère, celui de la perversion. Certains artistes se noient dans la dépravation des mœurs et emportent avec eux la jeunesse.
Souvent indexés dans des pratiques illicites, vols, consommation des drogues, braquages, la jeunesse gabonaise semble davantage s’égarer. Aujourd’hui, la perte des valeurs dont elle fait face s’amplifie avec les textes musicaux de certains artistes. Ces derniers louent des pratiques incommodes dans leurs chansons. Ces musiques destinées d’abord au divertissement, présentent des effets pervers. Pour certains, cela encourage la jeunesse à commettre des actes répréhensibles.
La polémique demeure ardente autour de ces textes, qui montrent, pour la plupart, l’immoralité de certains artistes. Internet, devenu viral, est le principal outil de propagande des différentes informations, et le monde musical n’est pas épargné. Etant accessible à tous, les musiques de la dépravation peuvent être retrouvées sur différentes plateformes de téléchargement.
Le problème se pose en vue d’appréhender les effets que peuvent avoir ces textes sur la jeunesse. Ces musiques ne transmettent pas toujours de bons messages, et cela peut influencer le mauvais comportement de certains jeunes gabonais : "Pour les faibles d’esprit, les dires incommodes des chanteurs créent en eux un sentiment d’appartenance. Ils s’identifient dans cette musique, bien qu’elle soit destinée dans un premier temps à faire le groove " selon un jeune du quartier Charbonnages. C’est encore plus inconvenable lorsque des jeunes de moins de 10 ans se mettent à interpréter ces musiques, sans comprendre le sens. Malheureusement, plusieurs parents semblent ne pas réagir face à cela et laisse leurs enfants écouter ce style de musique.
Le phénomène ne se limite pas uniquement au Gabon, mais dans d’autres pays d’Afrique, tels que le Cameroun, le Congo et bien d’autres. Etant sans frontière, la même musique se propage dans toute l’Afrique. Et les jeunes gabonais peuvent tout aussi écouter les titres étrangers et vouloir ressembler aux personnages des clips vidéo. Les artistes devraient transmettre des messages forts pour la jeunesse et faire naître en eux des valeurs positives.
Gaëlle Ndossy






