MOANDA : Quand le butane se fait désirer dans les ménages et la flambée des prix d’actualité
Les bouteilles de gaz sont devenues une denrée rare pour les habitants de la ville de Moanda. Depuis quelques semaines déjà, ce produit précieux pour alimenter les cuisines devient difficile à trouver. Un seul fournisseur et la file d’attente devient longue et agaçante. C’est la galère ! Les prix de certains produits de première nécessité flambent et les Gabonais économiquement faibles ne savent plus vers quelle autorité se tourner.
Le piteux état de la route de la Nationale 1 et de la voie ferrée seraient une des causes des malheurs des populations gabonaises de l’intérieur du pays. Les prix des produits de première nécessité flambent et deviennent difficiles d’accès. Et les Gabonais économiquement faibles paient les frais. Elles ne savent plus à quel gouvernant se vouer. Personne ne semble les écouter, moins encore trouver des pistes de solutions. Elles s’agacent chaque jour. L’indignation est devenue leur quotidien et les AVC sont monnaies courantes.
Dans la ville minière du Haut-Ogooué, les bouteilles de gaz manquent à l’appel des ménages. Elles sont devenues une denrée rare. « Les gens dorment ici avec le risque d’être braqué. Je suis ici depuis 4h du matin. J’ai été servi à 15h.Imaginez-vous les risquent que prennent certaines mamans d’un certain âge. C’est inhumain ce que font ceux qui gèrent ce pays. Ils n’ont rien à foutre de nous. Nous assistons à leur tournage de films au sommet. Pour eux quoi ? » s’indigne Sabid, élève en Terminale.
La dégradation très avancée de la nationale au niveau du PK80 engendre d’énormes conséquences pour, non seulement pour les voyageurs, mais surtout pour ceux qui vivent en province. A Koula-Moutou par exemple, les prix de certains produits de premières nécessité comme les huiles, la volaille, du riz et bien d’autres sont à la hausse. « Que disent ceux qui nous gouvernent ? Rien ! On vit cette misère depuis des années. Ce qui me console, c’est de savoir que chaque chose a une fin. J’ai foi que cette fin est proche » nous confie une sexagénaire.
Les Gabonais sont tous ou presque unanimes. Rien ne va. Routes dégradées, inondations un peu partout, la cherté de la vie, détournement des deniers publics et d’autres crimes de toute nature, ainsi va le pays.
MTM






