MIMONGO/Quand l’exploitation aurifère se conjugue au sous-développement
Le district d’Eteké près de Mimongo dans le département de l’Ogoulou regorge d’importants gisements aurifériques . Mais le district est loin d’un développement, l’accès dans cette sous-préfecture est chaotique et problématique
(Gabonews) : De Mouila au district d’Eteké, voyageurs et transporteurs doivent s’armer de courage et de patience tout le long du trajet. Tout se dessine tel un monde imaginaire de misère à partir du village Bandi presqu’à la frontière entre les départements de Douya Onoye et l’Ogoulou.
Plus de 100km de supplices, la route de dégrade au jour le jour, la direction provinciale des travaux publics ne parvient pas à satisfaire les usagers de cet axe. "On s’efforce à réduire la galère des populations de cette route" raconte un transporteur régulier, Fantôme. Le rendez-vous chez le mécanicien est assuré, ironise un autre.
C’est d’autant vrai que la réalité est palpable. Mouila/Êteké, le tarif est de 20000f au moins. La course , c’est-à-dire, la location, exige une enveloppe de 300000f pour la marchandise. "Quand on veut qu’ici, c’est la route du calvaire, vous pensez que c’est de l’amusement" relate un jeune commerçant du village Massima.
Dès l’arrivée du visiteur curieux au centre du district, ses yeux sont rivés, entre autres, vers les étiquettes : la boîte de sardines est à 1000f, le riz 1500f, le paquet de sucre donne le vertige, 2500f. "Les autorités ne parlent pas aux commerçants" fustige Annie visiblement en colère. Cette liberté de fixation des prix de produits de consommation courante est favorisée par la route de l’impossible, relève un enseignant en poste à Êteké qui recèle d’énormes gisements d’or.
Les ruines d’un château d’eau, les maisons coloniales en briques de terre prouvent qu’il y a longtemps une importante activité d’exploitation de l’or.
Aujourd’hui, les populations n’espérent pas grand chose du dispensaire, car dépourvu même du moindre comprimé.
Dans la localité, les commerçants dictent leur loi. C’est la souffrance pour les gagnes petits. Les exploitants artisanaux de l’or ne font rien afin de contribuer au développement du district d’Eteké érigé en 1996.
DKT/MTM






