MIMONGO : Le Centre médical sous perfusion
Le Centre médical de Mimongo serait-il abandonné à lui-même ? C’est la question que se posent les agents du corps médical du département de l’Ogoulou dont le chef-lieu est Mimongo. Les conditions de travail sont difficiles et le corps médical dit être, non seulement être exposé à tout risque, mais travaille comme des soldats sans minutions, malgré tout, rendre service à l’humanité, c’est ce que nous avons choisi de faire, lancera l’infirmier en chef de ce centre médical.
Le centre médical de Mmimongo est le lieu par excellence où les patients et le corps médical se donnent rendez-vous quotidiennement. Mais seulement, les agents de santé de ce centre se plaignent des conditions de leur travail. « Nous sommes comme des soldats sans minutions. Nous avons des compétences qu’il faut, mais malheureusement les moyens pour les accompagner manquent à l’appel. Rendre service à l’humanité, c’est cette activité que nous avons choisie d’exercer » dit fièrement l’infirmier en chef .
Le centre médical de Mimongo, aux dires de ses agents fait face à moult difficultés. Il s’agit notamment du manque criard de médicaments, absence du plateau technique la Cnamgs ne profitant aucunement aux patients, faute de pharmacie, du matériel approprié pour accomplir des tâches qu’il faut. « Nous travaillons de jour comme de nuit, les jours fériés comme des week-ends, nous ne sommes plus payés depuis plus de quatre ans. Nous sommes rattachés à la DRS, qui malheureusement ne nous donne aucune explication par rapport à la situation. Nous avons besoin d’explications et surtout d’être rassurés de savoir pourquoi nous ne sommes pas payés » lance Jonas Ipandi Ipandi,cet infirmier d’Etat.
L’infirmier d’Etat évoque la difficulté des évacuations sanitaires de Mimongo vers Mouila, capitale provincial de la Ngounié. La route fait défaut, un casse-tête pour les automobilistes et les voyageurs, pire encore pour les malades évacués vers Mouila. « Si quelqu’un est malade ici et demande à être évacué pour Mouila, il est sûr de passer de la vie à trépas » crie un jeune patient en colère. Une colère qui semble toutefois être légitime. Les véhicules de ce centre médical sont pour la plupart, hors d’usage. Ils lancent un appel aux autorités compétentes de leur venir en aide.
Le Centre médical de Miongo compte vingt-six agents. Lesquels travaillent dans des conditions, qu’ils qualifient de déplorable. Ils disent également travailler par la grâce de Dieu. C’est lui Seul qui les protègent. L’appel est lancé aux autorités publiques pour que les agents du service médical de Mimongo ne soient plus comme des soldats sans minutions.
MTM






