MESURES D’AUSTÉRITÉ/L’USAP constate une cacophonie au sommet de l’Etat et rejette ses réformes
A son tour, l’Union des Syndicats de l’Administration Publique, Parapublique et privée, est sortie de son silence pour dénoncer les réformes gouvernementales du 21 juin dernier. La centrale syndicale, dirigée par Fridolin Mvé Messa, a lancé un appel à la solidarité de tous les travailleurs pour briser les réformes d’Ali Bongo Ondimba.
Le ton ne cesse plus de monter chez les agents publics du Gabon. Ce 17 juillet à son siège, devant la presse, l’USAP a exprimé sa colère en invitant tous les syndicats du pays à s’unir pour faire fléchir les gouvernants. Comme pour Dynamique unitaire, les dernières réformes à la fonction publique ne sont pas non plus au goût du président de l’USAP, Fridolin Mvé Messa et ses camarades. Les syndicalistes estiment que les mauvais choix politiques et économiques, alliés à la mal gouvernance opérée depuis 2009 sont à l’origine des errements d’aujourd’hui. Par conséquent, « il ne revient donc pas à l’agent public de supporter ou de porter le poids de la mauvaise gestion, des détournements, de la gabegie dont est responsable l’équipe dirigeante… », a dit le leader.
Le 27 juillet à huit heures, le regroupement syndical compte organiser un sit-in devant le siège de la primature. L’USAP souhaite mener une action synergique avec les autres syndicalistes pour bloquer ces réformes dont la baisse des salaires d’une catégorie de fonctionnaires, le gel de la carrière administrative de l’agent public, le gel des concours professionnels et des recrutements etc.
Cacaphonie. Selon leur dirigeant, les membres de cette centrale ne comprennent pas qu’après avoir adopté le Plan de Relance Economique dont l’objectif était de combattre les effets dévastateurs de l’actuelle crise sur la population, tout en visant la relance économique, le Gouvernement gabonais et le Chef de l’Etat en viennent à précariser les agents publics dont le quotidien est déjà très difficile, en raison du coût élevé de la vie.
Depuis l’annonce de ces mesures, la tension sociale semble se raviver jour après jour. Syndicalistes et acteurs politiques de l’opposition dénoncent chacun de son côté les lourdes conséquences de ces décisions sur le vécu des populations. Les dernières augmentations du prix du gaz et du carburant ont généré une nouvelle hausse des prix sur la marché, affaiblissant davantage le pouvoir d’achat d’une population en majorité pauvre.
GMN






