Martine Marisa Mezim : "Nous devons nous battre pour apporter notre pierre symbolique pour la construction de notre pays"
Étudiante en deuxième année à l’Université Omar Bongo, Martine Marisa Mezim se bat pour son autonomisation. Elle a créé son petit business, une activité génératrice de revenus. Comment concilier étude, business et servir d’exemple pour son entourage ? Autant de questions que notre jeune entrepreneure de 21 ans répond avec plaisir et le sourire aux lèvres.
1-Bonjour Madame ou Mademoiselle ? Merci de vous présenter à nos lecteurs.
Bonsoir, je suis Martine Marisa Mezim. Je suis âgée de 21 ans, étudiante en Licence 2 à l’Université Omar Bongo (UOB) et également une jeune entrepreneure.
2- Depuis quand exercez-vous cette activité ?
Cela fait à peu près deux ans que je me suis lancée dans la vente de vêtements !
3- Quelles ont été vos sources de motivation ?
Mes sources de motivations sont multiples, mais à la base je me suis lancée dans cette activité parce que je voulais trouver un moyen de joindre les deux bouts ! Je ne sors pas d’une famille très riche donc pour les cours c’était assez compliqué ! Et comme j’ai toujours voulu être ma propre boss, j’ai préféré me créer mon activité plutôt que d’aller travailler pour les gens !
4-Comment conciliez-vous études et votre activité génératrice de revenus ?
Au début, c’était facile. J’allais acheter des vêtements et je faisais des livraisons après mes cours à l’université. Ensuite, quand j’ai ouvert le local, les choses se sont corsées parce qu’il fallait être sur place. Les premières semaines, je séchais les cours mais après, j’ai pris une gérante et du coup j’ai eu plus de temps. Je passe après les cours pour l’inventaire et les weekends, je suis moi-même au magasin.
5- Vos activités vous permettent-elles de vous en sortir ?
Non pas pour l’instant, car je n’ai pas commencé avec un capital énorme et que j’assume toutes mes charges avec ce qui vient du magasin. Tant mes besoins personnels, le salaire et les charges du magasin. Mes cours, du coup, c’est assez compliqué de tenir une véritable comptabilité.
6- Vous êtes jeune, étudiante et commerçante, que dit votre entourage à propos de ce que vous faites ?
Mes parents sont très fiers de moi et agréablement surpris par la jeune femme que je suis en train de devenir. En ce qui concerne mes amies, certaines me disent qu’elles sont vraiment fières de moi, que je suis un exemple à suivre et d’autres me trouvent vieux jeu parce qu’elles ne comprennent pas ma vision des choses. Elles ne me voient pas à toutes les fêtes et le reste.
Quel est le message pour les jeunes filles comme vous et qui, pour certaines, ont perdu espoir ?
Aux jeunes filles comme moi, je tiens à leur dire que la jeunesse n’est pas une excuse pour l’inconscient. Nous devons nous battre pour apporter notre pierre symbolique pour la construction de notre pays. Que dans la vie, des obstacles, il y en aura toujours, mais on doit les utiliser pour en ressortir plus fort ! Que si c’est compliqué pour elles de faire des grandes choses alors qu’elles fassent des petites choses mais d’une belle manière. La femme a dix doigts et un cerveau comme l’homme. Alors plutôt que de tout attendre d’un homme, il faut apprendre à se lever tôt et aller travailler pour s’affranchir ! Ceux qui le font n’ont pas deux têtes donc vous en êtes capables ! Du courage.
Propos recueillis par Martial TSONGA






