Libreville/Une ville morte partielle
Lancée par plusieurs organisations de la société civile pour contester les mesures gouvernementales liées à la pandémie actuelle, rentrée en vigueur ce 15 décembre, la ville morte a eu l’adhésion d’une grande partie de la population.
L’objectif de cette initiative était de dire « non aux mesures que certains qualifient de suicidaires » décidées par le gouvernement, notamment l’obligation de présenter un test PCR devenu payant (20.000f pour le normal et 50.000f pour le vip) ou d’une carte de vaccination pour accéder dans les endroits publics. La société civile considère cela comme une violation des libertés citoyennes et a donc recommandé aux Gabonais et autres de rester chez eux durant 3 jours.
Pour faire comprendre le mécontentement d’une grande couche de la population aux dirigeants, la ville morte sur l’ensemble du territoire national semblait être la solution adaptée. Elle a été suivie partiellement. Si une minorité de personnes ont tout de même vaqué à leurs occupations quotidiennes, il a été constaté que plusieurs commerces étaient fermés, les rues quasiment vides surtout à l’intérieur du pays, voire certaines administrations publiques, vue que certains ministres demandent des explications aux fonctionnaires absents de leur poste le 15 décembre.
C’est depuis sa maison que chacun était invité à se révolter contre ces nouvelles mesures, tout en faisant une prière pour la nation, en chantant l’hymne national du Gabon et en tapant sur des ustensiles le soir.
Les initiateurs de ce mouvement se réjouissent de l’implication d’un bon nombre de personnes à ce « mouvement pacifique ». Et souhaitent simplement qu’au sortir de celui-ci, les gouvernants reviennent sur leurs décisions comme cela été le cas lors du concert des casseroles, il y a quelques mois.
LK.






