LIBREVILLE : Une décharge à ciel ouvert
Les poubelles se rebellent et les ordures perdurent dans la capitale gabonaise. Un peu partout ailleurs, il est difficile de circuler dans certains quartiers sans se boucher les narines. Les populations sont exposées à tout risque des maladies respiratoires. L’Etat est appelé au secours des populations pour une ville propre et saine.
L’insalubrité qui gangrène Libreville continue sa prolifération telle une rivière qui coule jusqu’à sa destination. Ayant bien commencé son travail en 2014, date de la signature de la convention avec l’État gabonais, Averda, qui s’occupe principalement de la collecte des ordures ménagères et subsidiairement des opérations de nettoyage, connait une trajectoire descendante au niveau de son objectif. Lequel objectif est de rendre Libreville propre depuis décembre dernier.
Malgré le passage de Joseph Minko Olenga, Directeur général adjoint d’Averda dans les locaux de Gabonreviews afin d’expliquer le « pourquoi » de cette trajectoire descendante et du « comment » pour y remédier, rien n’est toujours satisfaisant. La capitale gabonaise croule sous les tas d’immondices un peu partout. L’indignation est à son comble. « Je ne comprends pas ceux qui nous gouvernent. Les policiers, le génie militaire et bien d’autres corps habillés, que font ils ? Rien, vu que le banditisme prend de l’ampleur. Où sont-ils pour protéger les biens et services ? Le gouvernement peut les utiliser pour rendre la cité plus attrayante pour justifier véritablement leur salaire. C’est une des solutions pour palier à ce phénomène des tas d’immondices dans notre capitale. Le faire, c’est aussi protéger les citoyens contre les différentes maladies » estime Roxy du PK13.
En outre, Averda accuse l’État de ne pas payer ses factures et Clean Africa de ne pas bien aménager la voie d’accès à l’unique décharge de Mindoubé. Malheureusement, les poubelles de Libreville continuent de prendre du volume. Pour faire réagir l’Etat face à cette crise, les internautes continuent avec « Poubelle challenge » sur des réseaux sociaux, concept initié par Patrick Charferry il y ’a 1an. Il faut trouver des voies et moyens pour rendre plus propre la capitale gabonaise et se débarrasser de ces ordures. Comme quoi, il faut un esprit sain dans un corps sain. Les Librevilois veulent circuler librement sans se boucher le nez.
Naty ABOGHO /MTM






