LBV/GABON : Les élèves du LTNOB triment pour se rendre en cours
C’est tôt le matin (5h00-6h00), que les élèves du Lycée Technique National Omar Bongo, se pointent depuis plusieurs années à Rio et à Awendjé pour embarquer dans un taxi bus, afin de se rendre en cours. Il s’avère que depuis la rentrée des classes de cette année académique (2018-2019), les élèves ont gardé ce réflexe, contrairement aux chauffeurs de taxi-bus qui font de moins en moins l’axe PK5-LTNOB et Awendjé-LTNOB.
Il devient coutumier de voir les élèves du Lycée Technique National Omar Bongo (LTNOB), embarquer dans des canters ou se serrer à la malle arrière du véhicule d’un particulier, pour se rendre aux cours. Des scènes choquantes, qui n’ont rien à voir avec ce que l’on a connu sur les lieux d’embarquement dédiés aux élèves dans les années 90, s’indigne un homme âgé.. A cette époque, les élèves avaient le bonheur d’être transportés par des bus dont l’unique mission était d’assurer le transport scolaire.
Il faut dire qu’aujourd’hui, les élèves sont abandonnés à eux-mêmes. Au regard du désengagement des plus hautes autorités dans la question du transport scolaire à Libreville, fait remarquer un enseignant. Les taxis bus, qui jusqu’à un passé récent, assuraient le transport des élèves du LTNOB sur l’axe PK5-LTNOB ou Awendjé-LTNOB à titre numéraire (300 Fcfa par élève), ont changé d’habitude sans dire un mot aux élèves. Alors que de nombreux aller-retour qu’ils effectuaient tôt le matin et à midi leur étaient rentables. Reste à savoir, si cette décision des conducteurs de taxis n’est pas la conséquence des actions violentes qui ternissent l’image des élèves de cet établissement. Ou encore, du racket dont les taximans sont victimes au quotidien.
La matinée du 04 Février au PK5, on a pu voir une marée d’élèves qui attendaient un moyen de transport pour se rendre à l’école. Il était près de 7h30, mais ces élèves n’étaient pas encore tombés sur une âme bienfaitrice : « Il est difficile de trouver un taxi pour aller à l’école ce matin comme tous les matins d’ailleurs. Là, vous venez de voir un taxi bus passer à la vitesse de la lumière. Vous en verrez d’autres dans quelques minutes. Ils ne veulent plus nous embarquer. On ne sait pas trop pourquoi. Nous comptons sur la gentillesse d’un particulier, comme c’est souvent le cas, pour aller à l’école… », nous confie Sabrina.
C’est à 8h00mn, soit trente minutes après notre échange avec la jeune Sabrina, que cette dernière a pu trouver un moyen de transport pour se rendre au Lycée. C’est à 8h30, soit trente minutes après l’entame de son cours d’éducation physique et sportive (EPS), que cette lycéenne est arrivée au terrain de foot. Elle a eu accès à ce terrain pour suivre son cours, grâce à la compréhension de son enseignante. Cette dernière sait ceux à quoi Sabrina et les autres élèves du Lycée Technique National Omar Bongo font face tous les matins.
D.M






