LBV/GABON : L’Ong Malachie et le MCB2G échangent avec les leaders de la société civile
L’Ong Malachie,en partenariat avec le Mouvement Citoyen pour la Bonne Gouvernance au Gabon (MCB2G) ,a organisé une rencontre entre les leaders de la société civile gabonaise. L’activité s’est déroulée ce mercredi 27 février 2019, au siège de l’Ong Malachie, situé à Angondjé, cité Sherko.
L’activité visait essentiellement les leaders associatifs. Près d’une dizaine ont pris part à cette journée de réflexion. Cette rencontre des leaders de la société civile,nous dit un des organisateurs," s’inscrit dans le cadre de la célébration de la journée internationale des associations et en prélude à l’organisation d’un forum citoyen qui devra réunir tous les acteurs de la société civile engagés pour mieux faire connaitre leur travail".
Cette rencontre,faut-il le rappeler, a été organisée par l’Ong Malachie en partenariat avec le Mouvement Citoyen pour la Bonne Gouvernance au Gabon (MCB2G). Aussi,faut-il le dire,cette rencontre vise plusieurs objectifs. Il fallait - dresser un état des lieux réel de l’implication des Organisations de la Société Civile dans les sphères de prise de décision ;
– Poser un véritable questionnement autour du financement, de l’apport des associations au développement socio-économique des populations.
Et dans cette optique,les participants ont abordé certains aspects relatifs à l’organisation du forum citoyen à venir. Aussi,les participants étaient-ils essentiellement, les présidents et coordonnateurs des mouvements associatifs entre autre POLICIS, JM entrepreneurship etc. et quelques experts en développement.
Faisant le récapitulatif,un des responsables indique que d’après l’état des lieux, de nombreuses rencontres ont été organisées : en 1997 par le CES, 2001 par la société civile elle-même et plus récemment celles de 2014 et 2016, avec le dialogue politique et citoyen d’Agondjé."Malgré ces messes, la Société Civile gabonaise est caractérisée par plusieurs maux : influence prépondérante du politique ; absence d’interaction entre association et ONG ; l’amateurisme dans la gestion des structures associatives ; l’absence de cohérence dans les actions ; l’absence d’accompagnement de la part des pouvoirs publics ; l’absence des récépissés définitifs pour exercer en toute légalité et bien d’autres"précise t-il.
Au delà de tout,quelques pistes de solutions ont été évoquées.Il s’agit de l’instauration des programmes d’éducation de base associatif ; la professionnalisation et la responsabilisation des associations avec toutes leurs exigences ; la sensibilisation et l’accompagnement des populations à la création des comités de développement de quartier ; la création d’une plateforme de regroupement d’association qui pourrait mener un plaidoyer sur la participation active des OSC au développement dans notre pays.
Au sujet du forum en gestation, les participants ont insisté sur le fait qu’il s’agira de revenir sur les fondamentaux d’une association, Ong ou fondation ; d’aborder les problèmes administratifs et de réfléchir sur des stratégies de plaidoyer pour la participation des associations à la mise en œuvre des politiques publiques.
MTM/JB






