LBV/GABON : Didier Monday Ekuma le poubellier
Les habitants du 6eme arrondissement de Libreville, notamment ceux des quartiers Carrefour GP, Dragages, Bac à terre, Chantier moderne, Fin Goudron et Saint Georges peuvent se targuer d’avoir un super héros. Ce super héros au visage dévoilé qui a décidé de s’occuper de la collecte des ordures ménagères dans quelques quartiers du sixième arrondissement se nomme Didier Monday Ekuma.
C’est en 2005 que Didier Monday Ekuma s’est lancé dans la collecte des ordures à Nzeng-Ayong, un des plus grand quartier de Libreville,sinon du Gabon.Et cela après s’être essayé dans la vente de boissons et d’ingrédients alimentaires au quartier Nkembo. A la lecture de son nom, vous comprendrez vite que ce monsieur au physique d’un boxeur est de nationalité nigériane. Il est comme beaucoup de ces compatriotes, venu au Gabon pour chercher la vie, comme on aime si bien le dire dans notre langage habituel.
C’est armé d’une pelle, d’une brouette et d’un râteau que Didier Monday Ekuma a commencé à collecter les ordures dans les rues de Nzeng-Ayong. Un matériel qui n’est certainement pas adéquat pour la récolte des ordures. Mais qui ne l’empêche pas d’être efficace dans l’exercice de son activité. Le marché de Nzeng-Ayong, était le tout premier site qu’il a acquis à force de travail. Pour la petite histoire, Didier Monday Ekuma, a récolté les ordures sur ce site à titre gratuit, au tout début. Ce n’est que deux ou trois mois après s’être personnellement engagé dans cette aventure, que les commerçants pensent a lui reversé de l’argent à chaque passage.
Le travail bien fait attire l’attention de plusieurs habitants. C’est ainsi que l’activité du poubellier s’est étendu dans plusieurs foyers pour le ramassage des ordures ménagères. Pour répondre de manière efficiente à la demande de cette nouvelle clientèle, Didier Monday Ekuma, qui se fait appelé l’homme de Bagdad en référence au courage qui l’anime au quotidien, va recruter plusieurs jeunes pour l’aider à la tâche.
Ce néo-entrepreneur soucieux de faire grandir son activité, va passer des stages de six mois à AGLI pour se perfectionner. Rappelons qu’AGLI est une entreprise qui opère dans la collecte des ordures.
Didier Monday Ekuma s’est servi de cette expérience enrichissante pour apporter une touche nouvelle à son travail. Pour la récolte des ordures, il est passé de la brouette simple à la brouette motorisée. Un outil qu’il s’est procuré grâce à un prêt qu’il a obtenu de la banque où il est domicilié FINAM (Financière Africaine de microprojetsm).
La réussite de Didier Monday Ekuma dit l’homme de Bagdad inspire plus d’un. Nous voyons par exemple depuis quelques années des jeunes qui opèrent dans le ramassage des ordures ménagères, dans la zone de Nzeng-Ayong Lac et bien d’autres jeunes gabonais dans certains quartiers de Libreville.
D.M






