L’ANTRE DE LA MISERE SOCIALE : Les réalités quotidiennes du CICIBA, vues à l’écran par les habitants du quartier eux-mêmes.
Trois semaines après la collecte, le traitement et la diffusion du reportage, les professionnels ont offert l’opportunité aux locataires du Ciciba (quartier situé dans le premier arrondissement de Libreville), réunis de se voir sur le petit écran. Le besoin d’eau, de courant, d’une école et d’un dispensaire parait nécessaire pour les occupants des lieux. L’épineux problème des enfants sans papiers est toujours d’actualité dans beaucoup de coins et de recoins de Libreville et à l’intérieur du pays.
Entre tristesse et colère, les uns et les autres restent partagés. Les occupants du site qui devrait abriter le Centre International des Civilisations Bantu(CICIBA) de Libreville au Gabon attendaient attentivement voir le reportage sur leur situation au quotidien sur le petit écran. Tout au début de la projection du reportage, c’est silence Radio. Personne ne voulait rien rater et se faire compter le film. Les yeux des uns et des autres étaient rivés à l’écran. C’est chose faite ! Les reporters ont tenu à leur promesse. Ils ont payé leur dette. Comme quoi, « chose promise, chose due ».
Le manque d’eau, source de vie, de l’électricité, d’une école, d’un dispensaire et bien d’autres, sont autant de doléances. Devant leur écran, les commentaires sont légions. « Avec tout ça ! est-ce que nous aimons véritablement notre pays le Gabon. Avec tous les discours que nous entendons çà et là, je ne crois plus à ces gens qui dirigent notre pays. Je reste convaincu qu’ils n’aiment pas ce Gabon, mais son argent, ses richesses en un mot .Et après on nous parle de l’égalité des chances », dit un homme en colère. On pouvait lire un mélange de sentiments sur son visage. La tristesse et la colère étaient au rendez-vous.
La colère et la tristesse se lisaient également chez N.M, une jeune fille qui ne cache pas. Pour elle, les gouvernants ont échoué sur presque tous les plans. Et se pose la question de savoir si les décideurs de ce pays aiment vraiment le Gabon. « Je ne comprends pas comment ces gens-là n’ont pas de compassion pour leurs semblables. Ils se foutent que nous n’ayons ni eau, ni électricité, moins encore une école pour enfant et un dispensaire pour notre santé. C’est inhumain de leur part. C’est à la fois révoltant et triste ! Je suis mélangée. Je suis vraiment énervée. Nous avons des enfants qui ne peuvent pas poursuivre leurs études, faute d’acte de naissance. Comment les gens peuvent-ils être aussi insensibles ? Mais pourquoi Dieu les laisse faire et détruire les autres ainsi » ? s’interroge NM, à la fois déçue et énervée.
Les besoins en eau potable, en électricité, d’une école pour instruire les enfants, un dispensaire pour se faire soigner restent les fondamentaux pour les occupants du Ciciba. L’épineux problème des enfants sans papiers est toujours d’actualité dans beaucoup de coins et de recoins de Libreville et à l’intérieur du pays. Les ‘’Cicibaines et Cicibains’’nourrissent l’espoir que la Providence touchera le cœur de quelqu’un qui trouvera solutions aux difficultés rencontrées au quotidien.
MATSOMBI






