Hôpital de Bongolo : la succession de Benjamin Kombo au cœur d’une vive tension

5 octobre 20260
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Lébamba chef lieu du département de la Louetsi-Wano, une situation de tension se dessine autour de la gouvernance de l’Hôpital de Bongolo. Le maintien de Benjamin Kombo à son poste de directeur administratif et financier, malgré une décision de changement de fonctions qui lui aurait été notifiée, suscite de nombreuses interrogations au sein de l’établissement et dans la communauté locale.

Selon plusieurs sources proches du dossier, Benjamin Kombo refuserait, à ce stade, de quitter ses fonctions au sein de l’administration de l’Hôpital de Bongolo. Cette situation aurait pour conséquence de compliquer l’installation de son successeur et de nourrir un climat d’incertitude autour de la gestion administrative et financière de cette institution sanitaire.

D’après les mêmes sources, une décision aurait été prise par le Conseil national de l’Église de l’Alliance Chrétienne et Missionnaire du Gabon (EACMG), propriétaire de l’établissement,sous la supervision et l’appui medicale des États-Unis d’Amérique aurait réaffecter Benjamin Kombo à la gestion d’un patrimoine religieux dans la province de l’Estuaire.

Les raisons avancées autour de cette décision feraient notamment état de préoccupations liées à la gestion de l’établissement. Ces éléments, qui relèvent pour l’heure de sources proches du dossier, doivent toutefois être confirmés par les responsables de l’EACMG et par l’intéressé lui-même.

Cette décision serait aujourd’hui contestée par des membres de la famille et des proches de Benjamin Kombo, donnant à cette affaire une dimension qui dépasse la seule question administrative.

L’Hôpital de Bongolo occupe une place particulière dans le paysage sanitaire de la Ngounié. Fondé à Bongolo et situé à proximité de Lébamba, l’établissement dispose notamment de services de chirurgie, maternité, pédiatrie et urgences. Son site officiel indique également que les urgences, la maternité et la pédiatrie fonctionnent en permanence.

L’établissement est également engagé dans la formation des personnels de santé et constitue depuis plusieurs décennies un acteur important de l’offre de soins dans le sud-ouest du Gabon.

Dès lors, les interrogations actuelles ne concernent pas uniquement les responsables administratifs. Elles touchent directement à la continuité du fonctionnement de l’établissement et, par ricochet, aux conditions de prise en charge des patients.
Au cœur des discussions figure également la question de la place accordée aux compétences locales dans la gouvernance de l’hôpital.

Certains acteurs locaux évoquent désormais un possible ethnocentrisme dans la gestion des responsabilités, tandis que d’autres estiment que le débat doit rester strictement centré sur les compétences, les résultats de gestion et les décisions institutionnelles.

Il appartient donc aux responsables de l’EACMG d’apporter des clarifications sur les critères ayant conduit à la décision de réaffectation de Benjamin Kombo, ainsi que sur les modalités de nomination de son éventuel successeur.

De même, si des griefs concernant la gestion financière ou administrative sont effectivement à l’origine de cette décision, leur nature et leur portée devraient pouvoir être établies sur la base d’éléments vérifiables : rapports de gestion, audits, décisions du conseil ou tout autre document officiel.

L’enjeu dépasse désormais le seul cas de Benjamin Kombo. Il concerne la gouvernance d’une institution sanitaire dont l’histoire et la réputation dépassent largement les frontières de la Louetsi-Wano.

En 2025, Benjamin Kombo était encore présenté publiquement comme directeur de l’Hôpital de Bongolo lors d’une réunion du Comité de surveillance consacré notamment à la gestion et aux perspectives de l’établissement.

Aujourd’hui, une question demeure : comment l’EACMG entend-elle gérer cette transition sans compromettre la continuité administrative de l’hôpital et la confiance des patients, du personnel et des populations ?

La direction de l’Hôpital de Bongolo, le Conseil national de l’EACMG, Benjamin Kombo et les différentes parties concernées sont désormais attendus pour apporter leur version des faits.

Car au-delà des personnes, c’est la pérennité de l’Hôpital de Bongolo, la transparence de sa gouvernance et la préservation de son image auprès des populations qui sont en jeu.

Affaire à suivre...

Wilfried MOMBO NGOULOU

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