Gare routière : Entre satisfaction et mécontentement
Trois semaines après avoir déguerpi les commerçantes sur les trottoirs de l’Ancienne Gare Routière de Libreville, les avis et propos de certains personnes ne sont pas les mêmes. Beaucoup d’entre eux estiment que ce fut une très bonne initiative. D’autres par contre affichent des commentaires exaspérés.
Quelques semaines déjà après le passage des forces de l’ordre à l’Ancienne Gare Routière de Libreville, il règne une nouvelle ambiance et on peut observer quelques changements ."L’on note la circulation qui devient plus fluide, le chargement des bus se fait de manière très organisée afin d’éviter les bousculades" ,fait remarquer un commerçant.
Certains louent même cette initiative et proposent même que cela doit se répandre un peu partout dans la ville. Des commerçantes déguerpies des lieux éprouvent des difficultés à trouver un endroit pour vendre leurs produits.Aux dires des témoignages de certaines d’entre elles, elles écoulaient plus facilement leurs marchandises sur le trottoir."Nous nourrissons nos familles grâce à ce commerce.Nous nous retrouvons donc plus de place pour exercer notre activité. C’est une situation très compliquée pour nous qui sommes mères de famille" se plaint Jeanne,une commerçante.
Marguerite,une des clientes affirme même qu’il était plus facile pour elle d’effectuer ses achats chez ces commerçantes.Ces vendeuses qui étalaient leurs marchandises sur le trottoir lui permettait de faire facilement ses achats,tout en évitant de se frotter à la foule immense que comprend ce grand marché de la capitale.
"Il est souvent très intéressant de déguerpir les commerçantes pour rendre propres les trottoirs. On ne refuse pas.C’est une politique que le pouvoir en place a mis en place.On respecte bien,mais quels sont les moyens d’accompagnement pour nous commerçantes gabonaises ? On fait la part belle aux autres et on dira que les Gabonais sont des paresseux,du vrai n’importe quoi" s’indigne une commerçante déguerpie
La nature a horreur du vide, a t-on coutume de dire, un des endroits où ces commerçants exposaient leurs marchandise, s’est transformé en dépôt d’ordures. Ajouté à cela ,des eaux usées qui stagnent .Petit à petit certains commerçants qui ont été déguerpis refont surface et continuent d’ exercer leur activité.Le marché ,ce lieu par excellence où l’offre et la demande se tiennent par la main,a horreur du vide.
Dorlin ZUE






