GABON/UNOCA : Les 19 ans de la Résolution 1325 commémorée
Gabon, ce 31 octobre 2019 : L’ONG Malachie, en collaboration avec le Bureau des Nations-Unies pour l’Afrique Centrale (Unoca), a organisé un atelier de renforcement des capacités à l’occasion des 19 ans de la Résolution 1325. Plusieurs femmes leaders des associations, Ongs et de la société civile ont répondu présent à cette commémoration de la R1325 à Libreville. Prévenir les conflits, contribuer à la résolution pacifique des crises et consolider la paix sont entre autres objectifs visés par ladite rencontre dans les locaux de l’Unoca.
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Elles sont venues nombreuses, ces femmes responsables et leaders des ONGs, des associations et de la Société civile militant en faveur de la gente féminine pour échanger des questions des droits des femmes, de la prévention des conflits, de la contribution à la résolution pacifique des crises et consolidation de la paix. Les locaux du Bureau Régional des Nations-Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA) ont servi de cadre pour cette rencontre. Laquelle rencontre a eu lieu ce dernier jour du mois d’octobre 2019. Les objectifs assignés à cette réunion étaient ; non seulement de commémorer le dix-neuvième anniversaire de la Résolution 1325, mais surtout, de mettre en œuvre un Plan d’action national sur ladite Résolution.
Parlant de la Résolution 1325, Pepecy Ogouliguendé, (Coordonnateur général du Gabon Groupe Résolution 1325 Femme, Paix et Sécurité) dans son allocution, a relevé que cette résolution constitue un engagement mondial visant à garantir que les femmes et les filles soient intégrées de manière plus systématique et durable dans la paix et la sécurité. Pour elle, cela signifie qu’il faut un effort global pour mettre en œuvre la résolution.
La Représentante Bureau Régional des Nations-Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA) a salué l’initiative du Conseil de Sécurité, celle de l’adoption de la Résolution 1325, le 31 octobre 2000.Dix-neuf ans déjà et historique pour elle. Historique dira-t-elle « car elle met l’accent sur la responsabilité des Etats, de protéger les droits des femmes, d’assurer leur participation effective dans le processus de paix, et de prendre en compte les besoins et les priorités spécifiques des femmes dans la réponse humanitaire et la reconstruction post-conflit ». Pour elle, cette responsabilité de protéger, d’impliquer et d’assister les femmes ne doit pas être perçue comme un fardeau imposé aux gouvernements. « Elle est plutôt une voie majeure par laquelle les États attendront leur plein potentiel de développement humain durable », poursuivra-t-elle.
Dans son exposé qui avait pour thème "Aperçu général de la Résolution 1325 des Nations-Unies", Annie Mboga a souligné la nécessité de respecter les engagements. « Les objectifs que nous devons nous assigner, c’est de sortir avec un plan d’action national. Il y a là une impérieuse nécessité de se doter de ce plan d’action national. La R1325 nous demande de travailler en temps de paix et en temps de guerre » a-t-elle insisté. L’Expert-Consultant international en Gouvernance démocratique et Médiation s’inscrit aussi dans cette même optique. Pépecy Ogouliguendé a rappelé que ce plan d’action national aide les pays à identifier les priorités et les ressources, à déterminer leurs responsabilités et à engager le gouvernement à agir.
Au regard de tout ce qui s’est dit et fait, la Représentante de l’Unoca espère que le Gabon pourra s’inspirer des recommandations et des orientations du plan d’action régional pour développer un plan d’action national qui prendra en compte les spécificités culturelles, politiques et économiques qui caractérise le pays.Il faut tout de même noter que plusieurs recommandations ont été faites pour relever ce chalenge avant octobre 2020.
MTM






