GABON : Une formation pour lutter contre les violences faites aux jeunes filles et femmes

29 octobre 20190
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Les femmes responsables des Organisations de la Société Civile gabonaise ont récemment organisé une formation de renforcement de capacités dans le cadre de la lutte contre les violences faites aux jeunes et aux femmes.

La rencontre qui a réuni près d’une vingtaine de femmes leaders, avec des profils multiples et variés, s’est déroulée à Angondje dans la commune d’Akanda.
Conscientes que la lutte contre les violences de tout genre nécessite un minimum de connaissances, les responsables des Organisations de la Société Civile se sont retrouvées pour renforcer leurs capacités.

Ainsi, le cadre juridique national, régional et international relatif aux droits des femmes et aux enfants a été revisité grâce à l’expertise de Mesdames Annie Mboga et Sidonie Flore Ouwé. Les panélistes ont invité les femmes leaders à s’approprier les différents instruments notamment la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discriminations envers les femmes (CEDEF), la convention de Maputo, relative aux droits des femmes, la convention relative aux droits de l’enfant (CDE), la déclaration du Caire et bien d’autres.

Intervenant sur les cas spécifiques des viols, l’ancienne Procureur de la République a indiqué qu’il ne revient pas systématiquement aux victimes de produire de certificats médicaux après un viol, contrairement à la pratique actuelle. C’est l’agent enquêteur qui doit réunir les preuves dans le cadre d’une telle enquête. Cela nécessite des moyens pour le fonctionnement des bureaux d’aide juridictionnelle. « Avec un peu de volonté, c’est possible au lieu de faire porter la charge des certificats médicaux aux victimes » a-t-elle expliqué. « Nous entamerons très prochainement des formations afin d’expliquer ces procédures aux agents de l’ordre  » a-t-elle ajouté.

Pour sa part, Nicoles Nguema, Experte internationale, a intervenu sur la prise en charge des victimes. Elle a insisté sur quelques règles et principes relatifs à l’accompagnement psychologique d’une victime de viol. Pour cette dernière, il est important de ne pas culpabiliser la victime, aggraver les faits et aider surtout la personne concernée à reprendre confiance.

Au regard de l’importance du thème, les participants se sont accordés pour d’autres formations thématiques avant de passer sur le terrain. Parmi les organisations participantes, on compte l’Ong Malachie, Agir pour le Genre, le Salon de la Femme, la plate forme Gabon Groupe résolution 1325, le PAYNCoP Gabon, le Conseil National de la Jeunesse et bien d’autres.

MT/JB

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