GABON/DU fait le point de ses activités et ses perspectives

10 août 20210
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Dynamique Unitaire a organisé un point de presse ce mardi 10 aout suite à sa tournée dans les quatre départements de la province de l’Ogooué-Ivindo, pour sensibiliser les travailleurs et les retraités sur la situation sociale délétère au Gabon. Nous vous livrons l’intégralité du message lu par son Président Jean Remy Yama.

Travailleuses, travailleurs, mesdames, messieurs, chers camarades,

Voici trois semaines que Dynamique Unitaire (DU) a achevé sa tournée dans les quatre départements de la province de l’Ogooué-Ivindo, pour sensibiliser les travailleurs et les retraités sur la situation sociale délétère au Gabon.

C’est d’ailleurs l’occasion ici de féliciter la très forte mobilisation de ces derniers lors des assemblées générales organisées à cet effet. Les échanges ont porté, d’une part, sur la dette abyssale de l’Etat à travers le gel des régularisations des situations administratives dans la fonction publique, le non arrimage de la pension de retraite au Nouveau Système de Rémunération dans la fonction publique et les arriérés de plus de 120 milliards de francs CFA au titre des cotisations CNSS non reversées pour la main-d’œuvre non permanente (MONP) et les agents des collectivités locales ; d’autre part, DU a évoqué les dérives esclavagistes contenues dans le nouveau Code du travail qui mettent fin à la sécurité de l’emploi, par la possibilité pour le patronat de recourir sans limitation à des contrats de prestation ou autres types de CDD précaires, et qui excluent la MONP en faisant d’elle une main-d’œuvre sans droit.

A cet effet, DU a, à son regret, constaté durant cette tournée la généralisation illégale des contrats de travail précaires dans le secteur bois, avec la complicité passive des autorités administratives de la province. Pour preuve, dans le département de La Lopé, 3 000 salariés dont plus de 90% sont sans contrats de travail ou avec des contrats précaires, sans ou fictivement immatriculés à la CNSS, sont employés dans 15 compagnies du secteur bois. Si tant est que l’Etat veut le bien-être de ces travailleurs et renflouer par le même fait les caisses de la CNSS, le secteur bois est le plus indiqué pour y déployer la justice, les inspecteurs du travail et les brigades de la CNSS.

Travailleuses, travailleurs, mesdames, messieurs, chers camarades,

Pour DU, le nouveau Code du travail n’est guidé que par les ambitions esclavagisantes de l’Etat et du patronat. En effet, sur aucune base légale et sans étude scientifique garantissant l’efficacité imparable du vaccin contre la Covid-19, le patronat et l’administration publique à l’instar de la direction du Laboratoire GAHOUMA et du ministère chargé des eaux et forêts, imposent le vaccin à leurs travailleurs avec des menaces sur leur emploi.

DU rappelle qu’au Gabon la Constitution dispose à son article 1er, alinéa 3, que « La liberté d’aller et venir à l’intérieur du territoire de la République gabonaise, d’en sortir et d’y revenir, est garantie à tous les citoyens gabonais, sous réserve du respect de l’ordre public ». Refuser de se faire vacciner contre la Covid-19 est-il une atteinte à l’ordre public ? La réponse est évidemment NON. Aussi, l’article 1er de la Constitution, à l’alinéa 7, stipule que : « Nul ne peut être lésé dans son travail en raison de ses origines, de son sexe, de sa race, de ses opinions ».

Au demeurant, la décision de refuser le vaccin contre la Covid-19 étant une opinion, à la lumière des incertitudes avérées autour de son efficacité, sinon des risques d’effets secondaires graves, par conséquent la décision de rendre la vaccination obligatoire constitue une atteinte à la Constitution.

Pour la circulation sur le territoire national, l’obligation vaccinale n’est adressée qu’aux nourrissons contre des maladies mortelles bien identifiées, conformément aux recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé, et la Covid-19 n’en fait pas partie.

La Constitution vient d’ailleurs conforter cette obligation en stipulant à son article 1er, alinéa 16, que : « Les soins à donner aux enfants (…) constituent pour les parents, un droit naturel et un devoir qu’ils exercent sous la surveillance et avec l’aide de l’Etat et des collectivités publiques ». Chez l’adulte en revanche, la vaccination relève du libre consentement et fait partie du secret médical. Autrement dit, l’accès aux lieux publics et aux lieux de travail, au prétexte d’une obligation vaccinale contre la Covid-19, ne peut être entravé, même en état d’urgence. Par conséquent, aucune note de service d’un responsable d’administration ou d’entreprise ne peut se substituer à la Constitution.

De tout ce qui précède, DU met en garde le gouvernement et le patronat contre toute obligation vaccinale, laquelle attitude s’assimilerait à la haute sorcellerie dont sont passés maîtres nos gouvernants. A cet effet, DU appelle tous les travailleurs et toute la population à refuser de se faire vacciner en cas d’obligation. Si toutefois, le Gouvernement brandit la contrainte, la désobéissance civile sur toute l’étendue du territoire doit être la réponse appropriée en tant que légitime défense.

En effet, qu’est-ce qui se cache derrière les mesures de restriction et de vaccination contre la Covid-19 au Gabon, alors que la létalité y est de très loin l’une des plus faibles parmi les pathologies mortelles ? Comment expliquer l’obligation d’une autorisation spéciale pour circuler à l’intérieur du pays en voiture, et en même temps cette autorisation n’est pas exigée pour circuler en avion, en bateau et en train ? Pourquoi le Gabon est-il le seul pays au monde à imposer l’obligation de test-Covid-19 pour circuler à l’intérieur du territoire ?

Pourquoi les recettes provenant de l’obligation de test-Covid-19 à l’Aéroport international Léon MBA pour les voyageurs entrants, vont-elles dans les caisses de l’entreprise OLAM-GSEZ et pas dans les caisses du trésor public ? A cette dernière question, DU exige la fin des test-Covid-19 payants pour les voyageurs entrants et entend ester en justice l’entreprise OLAM-GSEZ pour entrave à la liberté de circuler, trafic d’influence, extorsion de fonds, escroquerie en bandes organisées et association de malfaiteurs.

Travailleuses, travailleurs, mesdames, messieurs, chers camarades,

DU demeure solidaire du Syndicat Uni du personnel de l’entreprise Owendo Containers Terminal (SUP-OCT), filiale du Groupe Bolloré, dans sa lutte pour le strict respect des dispositions du Code du travail. C’est l’occasion ici de dénoncer le climat esclavagiste qui prévaut au sein de cette entreprise qui fonctionne toujours comme à l’époque coloniale.

De ce fait, DU appelle les travailleurs de cette entreprise à la plus grande vigilance et, en cas de récidive de la direction, à exiger à nouveau le départ des deux cadres contremaîtres, le directeur financier et la responsable des ressources humaines, mandatés pour instaurer un climat de terreur et de soumission comme mode de management.

C’est au nom de la défense des droits des travailleurs que DU se tient aux côtés du SYNAS-SNBG contre l’entreprise OLAM-GSEZ, la présidence de la République et le gouvernement pour le paiement de leurs droits légaux.

Depuis le 31 juillet 2017, l’Etat a vendu l’un de ses plus beaux fleurons, la SNBG, pour un franc symbolique à l’entreprise OLAM-GSEZ qui avait à cette époque Noureddine BONGO VALENTIN comme Directeur général Adjoint. En violation du protocole d’accord signé le 26 juillet 2017 avec le SYNAS-SNBG et la direction de la SNBG sous le parrainage de l’Inspection du travail, l’entreprise OLAM-GSEZ s’est désengagée du passif social de la SNBG, pour se contenter exclusivement des actifs (permis forestiers et usine ultramoderne).

L’Etat comme par enchantement s’est engagé à prendre à sa charge ledit passif. Désormais, l’Etat refuse de l’assumer. Or, qui d’autre que Noureddine BONGO VALENTIN, actuel Coordonnateur Général des Affaires Présidentielles et Président de la République tapi dans l’ombre, est en mesure de régler ce problème ? Qui d’autre que Noureddine BONGO VALENTIN, actuel Coordonnateur Général des Affaires Présidentielles et Président de la République tapi dans l’ombre, pour régler le paiement du plan social de l’hôtel Wali Ré-Ndama, puisque son collaborateur direct, Mohamed Ali SALIOU OCENI OSSA, est le PDG du Groupe Wali Resorts ?

Pour terminer, DU porte à la connaissance de l’opinion publique du lancement à son initiative à compter du vendredi 19 novembre 2021, de la « Journée nationale contre la Maltraitance du Retraité » à Libreville et dans toutes les capitales provinciales et départementales. Les modalités de son lancement ainsi que de son déroulement seront communiquées ultérieurement. D’ores et déjà, la participation massive des étudiants, des familles et des travailleurs aux côtés des retraités, en guise de soutien durant cette journée symbolique, est vivement très attendue.

Que Dieu protège le Gabon
Que Dieu protège Dynamique Unitaire
Je vous remercie.

Pour Dynamique Unitaire Le Président
Jean Rémy YAMA

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