GABON : Concertations nationales en vue du Sommet 2021 sur les systèmes alimentaires des Nations-Unies
Résolument engagé dans l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD) de l’Agenda 2030, le Secrétaire Général des Nations Unies, Antonio GUTERRES, a appelé en 2019 à une « décennie d’actions ».
Les systèmes alimentaires touchent tous les aspects de l’existence humaine. La santé de nos systèmes alimentaires influe profondément sur le nôtre et celle de notre environnement, ainsi que nos économies et nos cultures. Lorsqu’ils fonctionnent correctement, ils sont en mesure de rapprocher nos familles, nos communautés et nos nations. C’est ainsi que se tiendra le 26 septembre 2021 à Washington (Etats-Unis) le Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires et dont les pays partenaires sont tenus de proposer une feuille de route.
C’est dans cette optique que le Gabon, par l’entremise du Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage, de la Pêche et de l’Alimentation, a initié quatre (4) journées de concertations du mardi 6 au vendredi 9 juillet 2021 avec les acteurs du secteur agricole et forestier. C’est à ce titre que le Dr. Franck Elmer ESSONO EDOH de l’Institut de Formation et de Tutorat GIVEN BACK a été convié en qualité de panéliste de la Thématique 2 : Passer à des modèles de consommation durables avec le sous-thématique : Promotion de l’interconnectvité des parties prenantes et développement des chaines de valeurs. Ainsi, deux axes majeurs ont été relevés par le groupe de panélistes : l’agriculture et l’élevage.
• En matière agricole, il était question d’identifier les difficultés d’approvisionnement et de distribution des semences, du matériel végétal, des engrais, du matériel agricole et des pesticides. Il est important de signaler que tous ces intrants agricoles sont importés. Il n’existe pas de centre de multiplication ou de production de semences.
Les principaux agriculteurs n’ont pas accès à de semences de qualité à haut rendement. Cette situation crée des dépendances vis-à-vis de l’étranger pour leur approvisionnement. Cas pratique du périmètre maraicher d’Alibandeng d’une superficie de 7.5 hectares avec une superficie de 1000 m2 par exploitant. Ils procèdent à la multiplication des semences de l’amarante et de l’épinard. Toutes les autres semences utilisées sur ce périmètre sont essentiellement importées avec l’impossibilité de les reproduire. Il s’agit là de semences stériles.
• En matière d’élevage, l’accès à l’aliment pour bétail constitue le principal point bloquant qui plombe le circuit d’approvisionnement et donc la production. L’indisponibilité des matières premières utilisables pour fabriquer l’aliment pour bétail est toujours difficile du fait des difficultés rencontrées auprès des différents départements ministériels intervenant dans le processus d’importation. L’approvisionnement en eau potable dans les élevages et les exploitations agricoles accroissent les difficultés de production qui rallongent indirectement les circuits de distribution tout en impactant ainsi le pouvoir d’achat du consommateur.
Durant ces journées de concertations nationales, cinq (5) pistes d’action ont été avancées pour offrir un espace de partage et d’apprentissage, en vue de favoriser de nouvelles mesures et de nouveaux partenariats mais aussi d’élargir les initiatives existantes :
• Garantir l’accès de tous à des aliments sains et nutritifs ;
• Passer à des modes de consommation durables ;
• Stimuler une production respectueuse de la nature ;
• Promouvoir des moyens de subsistance équitables ;
• Renforcer la résilience aux vulnérabilités aux chocs et au stress.
Ainsi, les journées de concertations nationales ont tenu toutes leurs promesses compte-tenu de la qualité des contributions, les partages d’expériences et les avis techniques des experts. Le Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage, de la Pêche et de l’Alimentation a désormais toutes les informations et données afin de rédiger la feuille de route nationale, qui se veut stratégique et opérationnelle. Toutefois, la position du Gabon sur les systèmes alimentaires pourrait être connue en partie sur la base de la lecture du rapport général finalisé sur les journées de concertations nationales.
FEEE/MTM






