GABON : Appel à agir défend Jean Remy Yama
Le mouvement "Appel à Agir" a réagi suite au communiqué du gouvernement gabonais - du 3 juillet 2019 visant Jean Rémy Yama, président de Dynamique unitaire.Ce dernier a fait une déclaration dans la presse en affirmant que ladite confédération syndicale avait l’intime conviction que « Monsieur le Président de la République, chef de l’État, Ali Bongo Ondimba est mort ».Appel à agir s’indigne et reste consterné face aux menaces proférées à l’endroit du syndicaliste.
DECLARATION : Menaces à l’encontre du Président de Dynamique unitaire, Jean Rémy YAMA
Libreville, le 04 juillet 2019
Appel à Agir a appris avec consternation les menaces proférées, ce mercredi 03 juillet 2019, par le gouvernement à l’encontre de Jean Rémy YAMA, accusé de "propagation de fausses nouvelles".
Alors que depuis le 24 octobre 2018, le Gabon connaît une inédite situation politique et institutionnelle, Appel à Agir dénonce avec gravité les nombreuses tentatives d’intimidation et menaces lancées par le pouvoir établi contre les citoyens qui exigent la manifestation de la vérité sur la capacité d’Ali Bongo à continuer d’assumer les devoirs de la charge de président de la République.
Tout en réaffirmant sa solidarité à Dynamique unitaire et à son Président, Appel à Agir rappelle que, depuis février dernier, il n’a eu de cesse d’interpeller les institutions sur les graves conséquences politiques et institutionnelles du flou entretenu sur la santé d’Ali Bongo et de la prise en otage de l’appareil d’État par des personnes non habilitées.
Tant qu’une expertise médicale ne viendra pas attester de la capacité d’Ali Bongo à exercer les charges de la fonction de président de la République, tant que les Gabonais se poseront avec gravité la question de savoir "Qui dirige le Gabon ?", tant que le doute légitime qui habite l’opinion ne sera pas levé, il se trouvera toujours une femme ou un homme pour porter, comme le Président de Dynamique unitaire, les interrogations du peuple gabonais.
Appel à Agir appelle donc au respect de l’État de droit, condition sine qua non pour préserver notre vivre ensemble et éviter à notre pays une passe aventureuse.
En l’absence de réponses aux interrogations de l’opinion, Appel à Agir fait part de sa vive inquiétude et appelle au respect des droits civils et politiques de Jean Rémy YAMA.
Pour le Gabon, AGISSONS !






