FORMATION/L’après BAC, un véritable casse-tête !

23 août 20180
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La délibération du Baccalauréat session 2018 s’est faite au Gabon depuis plusieurs semaines. Le bac en poche, les futurs étudiants rêvent d’un avenir tout tracé, alors que la réalité de la vie estudiantine n’est pas un long fleuve tranquille.

Les nouveaux bacheliers ont les rêves plein la tête, depuis la délibération de l’examen. Certains souhaitent faire un parcours universitaire sans embûche à l’université Omar Bongo, d’autres dans une école supérieure du pays ou à l’étranger. Pour ceux qui veulent s’inscrire à l’U.O.B ou dans une école Supérieure de la place, ils seront soumis à certaines difficultés. En effet, la vie étudiante au Gabon, n’est pas une promenade de santé. Elle est émaillée de grèves à répétition, d’absence d’enseignants dans certaines écoles et surtout de brimade orchestrée par des responsables d’établissements à la moralité douteuse.

Malgré ses caractères néfastes, la quasi-totalité des futurs étudiants se fera inscrire à l’UOB, une académie confrontée à la réalité économique du pays. Dès les tous premiers jours, ils seront tout d’abord frappés par le nombre important d’étudiants dans les amphithéâtres. Dans ces salles, les places assises se font rares. Face à cette difficulté les dirigeants n’ont d’autres choix que d’appliquer le système du turn-over. Un système qui épuise les enseignants et qui ne facilite pas du tout la compréhension des étudiants. Ils seront tout aussi affectés par le manque d’intérêt de certains enseignants, qui accordent plus d’importance aux anciens étudiants (caciques). Et enfin, bouleversées par les mouvements d’humeur qui perturbe le calendrier académique. Dans cette université, l’année académique qui est en principe censée faire près de huit mois, peut s’étendre à 10 ou 11 mois.

Pour éviter toutes ces perturbations, certains parents envoient leurs enfants poursuivre les études hors du Gabon. Là-bas, ce n’est pas aussi facile que l’on croit. Les étudiants sont confrontés à la barrière linguistique, s’ils vont dans des pays qui ne partagent pas la langue Française, comme outil de communication : « Apres l’obtention de mon baccalauréat mes parents m’ont envoyé poursuivre les études en Italie. Là-bas, j’ai tout de suite été confronté à la barrière linguistique. J’ai donc dû consacrer les six ou sept premiers mois dans ce pays, à l’apprentissage de langue. », explique un ancien étudiant. A cette premier difficulté, vient s’ajouter des problèmes d’ordre financiers qui sont un véritable casse-tête pour les parents qui font des pieds et des mains pour régler les factures des étudiants : « A chaque fois je me cotisais avec mes frères et sœurs pour régler les factures de mon fils qui apprenait à Bordeaux. Nous devrions réunir une somme qui avoisinait les quatre cent mille, pour répondre au besoin de l’enfant. », explique un parent. Pour épauler les parents, dans cette tâche qui n’est pas facile, l’étudiant lie travail et étude pour soulager la famille. Cette expérience, peut conduire l’étudiant à l’échec s’il n’accorde pas ses violons.

D.M

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