École publique de la Peyrie : Quand les commerçants cohabitent de gré et de force avec les apprenants
A Venez-voir, un quartier du troisième arrondissement de Libreville, l’école d’unité d’enseignement primaire nommée "Ecole publique de la Peyrie" , se trouve assiégée par des commerçants qui ont trouvé ingénieusement idée de vendre leurs produits à la devanture de établissement. Cet agissement est fustigé par plus d’une personne. Il faut dire que la quête perpétuelle du profit, pousse ces commerçants à agir comme ils ne le devraient.
Comme nous le disions dans une de nos récentes publication intitulée " Les commerçants du trottoir " , les commerçants de Libreville la capitale gabonaise, sont sans vergogne. Ils le prouvent une fois de plus en se comportant comme des damnés au quartier Venez voir. En effet, depuis cette rentrée académique 2019-2020, certains commerçants ont pris la résolution de quitter le marché, pour commercialiser leurs produits devant l’enceinte de l’école publique de la Peyrie. Quand d’autres le font quasiment à l’intérieur.
L’ambiance qui y prévaut n’est pas studieuse. À la rentrée comme à la sortie des cours les apprenants font un bras de fer avec les commerçants pour pénétrer et sortir de l’établissement. Les commerçants tels des animateurs de spectacles poussent la voix pour se faire entendre des clients. Le spectacle qu’ils trouvent hilarant, au regard des sourires qu’ils affichent gène les apprenants. "Le bruit que les commerçants font a l’entrée du portail arrive parfois fois en salle de classe et ça nous dérange " , se plaint un élève à la sortie des cours.
"Nous vendons ici, parce que nous avons pas d’endroit où aller ", la réponse générique des commerçants, à la question de savoir pourquoi ils vendent à cet endroit précis. Les usagers interrogés fustigent le comportement des commerçants. " Ces gens ne respectent rien du tout. Plus rien ne peut m’étonner dans ce pays ", pense un usager. Un autre d’ajouter : "Le pays est vendu depuis longtemps. Qu’ils continuent à vendre leurs produits. Mais, nous allons tous arrêter d’être leurs clients… " . Quelques minutes plus tard, ces mêmes personnes se dirigent vers ces mêmes commerçants pour faire des achats. Le paradoxe gabonais en pleine expression !
Selon certaines indiscrétions, le responsable de cet établissement serait entré en guerre contre les commerçants. Il aurait adressé des courriers à l’inspection de Libreville centre, copie D.A.P ( Direction d’Académie Provinciale ), au syndicat de l’éducation nationale, au cabinet du ministre et enfin au gouvernorat. Les réponses de ces missives mettront assurément fin à cette récréation. Nous y reviendrons.
D.M






