Coronavirus-Libreville : Un cauchemar pour les femmes de joie
L’instauration du Couvre-feu et la fermeture des lieux de rassemblement comme les hôtels, mettent à mal l’activité des femmes de joie. Ces dernières se trouvent sans boulot et donc sans argent depuis près de trois mois, au même titre que les autres travailleurs du monde de la nuit.
« Tout travail mérite salaire », comme nous aimons si bien le dire. Avec la crise sanitaire de la Covid-19 , ce célèbre proverbe est mis en évidence, avec l’arrêt de certaines activités dûes aux mesures édictées par les autorités. Allant dans l’idée du proverbe, certains travailleurs ne peuvent avoir un salaire en raison de l’arrêt de leurs activités. C’est par exemple le cas des" femmes de joie" qui se trouvent sans boulot du fait de l’instauration du couvre-feu et la fermeture des lieux de rassemblement, comme les hôtels, les motels et les maisons de passe.
Cela fait bientôt trois mois que les femmes qui inspirent la joie aux hommes tirent le diable par la queue. Comme toutes personnes adultes, ces courtisanes ont des responsabilités et des besoins de subsistance qu’elles se doivent d’assumer quotidiennement. Alors, certaines d’entre elles bravent la loi comme le font certains tenanciers de bars pour remédier à la situation.
Sur le coup, le principe économique de la rareté ne s’applique pas : le prix du produit n’augmente pas bien qu’étant très rare. << La passe de 2.000 FCFA se fait par exemple à 1.000 FCFA et celle de 5.000 FCFA se fait à 2.500 FCFA... >>, explique une femme qui procure de la joie aux abonnés d’une rue sise au carrefour Lalala à droite (Cinquième arrondissement de Libreville). La réalité est la même à Lalala à droite comme au marché de Nkembo, au bord de mer et j’en passe. On retient de cette histoire que les clients paient moins que d’habitude pour le même service. Ils profitent bien de la situation. La manœuvre est belle... Le plus vieux métier du monde n’échappe pas aux effets d’entraînement de la Covid-19 qui bouleversent les habitudes.
D.M






