Construire/Un chemin de croix pour ceux qui en sont dans le besoin
À Libreville, les maisons fleurissent comme dans un jardin. Il faut sillonner les quartiers reculés de la ville où faire les premiers kilomètres de la Nationale 1 pour le constater. Cette main de bâtisseur que les Gabonais développent devrait interpeller les autorités qui n’ont pas toujours trouvé la solution miracle pour construire suffisamment de logements sociaux.
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La question de l’habitat est l’une des premières préoccupations des populations gabonaises vivant notamment à Libreville. Il suffit de pénétrer certains quartiers pour le comprendre. Ce sujet est tellement important que les politiques l’utilisent comme gadget pour charmer l’électorat en période d’élection. Les promesses de ces personnes étant proche de la fiction, les populations réfléchissent et trouvent le moyen de construire leurs quatre murs.
Cette volonté de se loger par soi-même n’est pas chose facile. Ceux qui s’engagent dans ce chemin rencontrent pas mal de difficultés. À défaut d’avoir un espace dans les quartiers proches du centre-ville, les Librevillois s’en éloignent. C’est dans les quartiers reculés de la ville qu’ils entreprennent des travaux de construction. Dans ces zones qui ne sont pas viabilisées,,La construction est un chemin de croix.
Les dépenses en termes de transports des matériaux se multiplient de façon exponentielle. N’en parlons pas des achats qui se font dans la zone de construction. On comprend qu’en l’absence des voies de circulation, l’acheminement des matériaux des grandes surfaces de ventes aux détaillants est coûteux. On comprend mieux pourquoi les maisons dans lesquelles certains vivent sont inachevées. C’est en vivant dans ces demeures que les propriétaires achèvent les travaux. Ces bâtisseurs qui peuvent étonner par la volonté qui les animes sont des exemples pour bien des personnes. Il n’est donc pas du tout étonnant de constater que des quartiers qui n’étaient pas très habités le soient devenus.
La volonté de ces compatriotes est à saluer. Mais combien de Gabonais pourront faire comme eux quand on sait que le chômage bat son plein. Par cette réalité qui saute aux yeux, on peut dire que la question de l’habitat reste un problème entier pour les plus hautes autorités.
D.M






