CODE DU TRAVAIL/"Une révision pour mieux asservir les travailleurs gabonais"
La révision du Code du travail en République gabonaise a suscité et continue de susciter de vives réactions. D’autant que les parlementaires ont donné leur aval provoquant la grogne des syndicats et des travailleurs, principaux acteurs qui ne se retrouvent pas dans cette révision.
La réforme du Code du travail en République gabonaise fait actuellement débat au sein de la société civile. Si le gouvernement l’annonce, les travailleurs quant à eux voient une marginalisation qui donne l’avantage à l’employeur. Les formations politiques et la société civile rentrent dans la danse de la contestation et de la dénonciation de cette modification et validation par l’Assemblée nationale de ce nouveau Code du travail.
C’est le cas de Orientation Nouvelle (ON) et son Président Dr. Erick Miguel Poaty estiment que "Ce projet de code, en l’état et tel que décrié par les organisations professionnelles des travailleurs, ne vient malheureusement pas au bénéfice des droits et intérêts des travailleurs gabonais, qui peinent déjà à vivre décemment. Cette monture est une chosification du travailleur au bon gré de l’employeur. C’est un bond en arrière vers l’aliénation des salariés, de leurs droits acquis durement au fil de l’histoire, et une démarche qui s’inscrit, par ailleurs, dans la continuité de ces actions ignominieuses commises dans notre pays, qui vont à l’encontre des valeurs humaines et chrétiennes que nous défendons telles que la justice, l’équité".
Les frustrations,contestations et dénonciations sont légions dans les milieux de travail. « La mouture adoptée par le Gouvernement puis transmise au Parlement n’est pas le fruit d’un consensus entre les partenaires sociaux comme annoncé mais plutôt l’expression de la volonté unilatérale du ministère du travail qui est même allé à l’encontre des points d’accord entre le groupe employeur et le groupe travailleur », explique Aude Laeticia Mapenda, porte-parole des organisations professionnelles de travailleurs.
Ce code revêt un aspect négatif pour l’employé sur un plan général et en particulier un obstacle aux droits de la famille. La non-protection des salariés pendant la grève, diminution des droits de la femme allaitante sont entre autres des points soulevés qui sont menacés par ce nouveau code. "Nous, Le Chef de parti Orientation Nouvelle (ON) et le Bureau Exécutif dans son ensemble, osons croire que, face à de tels agissements, la honte peut encore habiter ceux qui nous représentent, et par patriotisme sinon par un sursaut d’orgueil, tout au moins, vous puissiez choisir le bien du peuple et des générations futures".
Quoi qu’il en soit, le climat qui règne semble être loin de s’apaiser. Et le spectre d’une grève est d’autant plus plausible car aucun consensus ne pointe à l’horizon.
Freid KOUMBA/MTM






