Chargeur de taxi /Les jeunes gabonais s’y intéressent !

5 juin 20180
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Les petits métiers sont pluriels à Libreville. L’un de ceux qui connait un franc succès depuis des décennies, est celui de chargeur de taxi-bus. Les jeunes gabonais s’y intéressent de plus en plus. ’’Il n’y a pas de sots métiers, sauf que des sottes gens existent’’ disent certains d’entre eux.

Les chargeurs de taxi sont pour le plus grand nombre des jeunes, issus des milieux défavorisés. Ils ont été élèves et n’ont pas pu poursuivre leurs études. Ils se sont résolus à entrer dans la vie active plus tôt que prévu pour subvenir aux besoins de leur famille. Ces jeunes s’organisent tant bien que mal. Ils arrivent néanmoins à joindre les deux bouts.

Le quotidien des chargeurs de taxi, n’est pas une balade de santé. Debout tôt le matin, sept jours sur sept, ces jeunes se pointent à des carrefours, pour offrir leur savoir-faire aux chauffeurs de taxi bus. Ils embarquent et débarquent la clientèle tout au long de la journée. Pour parvenir à captiver les clients potentiels, les chargeurs se transforment en chanteur de charme. Ils indiquent la destination du bus tout en donnant le prix qui va avec, en poussant la chansonnette : «  Montez dans le bus le plus climatisé de la capitale. Le bus qui va aussi vite qu’une Ferrari, mais qui ne fait jamais d’accident  ».

La ligne Nzeng-Ayong – Charbonnages 100FCFA en main ». Leur rémunération n’est pas fixe. Elle varie en fonction de qualité de la production. Le chargeur de taxi, est le plus souvent payé à 200FCFA pour la charge d’un bus. S’il est opérant, le chargeur peut se retrouver avec 10 ou 15.000FCFA à la main en fin de journée. Avec un tel gain journalier, le chargeur peut au final avoir plus de 150.000FCFA par mois, montant qui a été fixé comme revenu minimum mensuel par le gouvernement en 2010.

« Je suis dans ce métier depuis bientôt trois ans. J’y suis arrivé accidentellement comme beaucoup de mes collègues, suite au décès de la personne qui prenait ma scolarité en charge. J’ai donc été obligé de me débrouiller tout seul pour me prendre en charge et cela m’a conduit au métier de chargeur  », a indiqué un chargeur. Ils sont arrivés dans ce métier de manière fortuite. Mais, sont tout de même parvenus à s’y plaire avec le temps. Ils prennent du plaisir. Car cette activité les sort des griffes de l’oisiveté et surtout du vice dont sont victimes plusieurs jeunes. Ils affirment être autonomes et vivent du fruit de la sueur de leur front.

DM/MT

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