"Avec le CJDP les habitants de Derrière la Prison peuvent vivre dans la quiétude"

6 mars 20200
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Les jeunes habitant le quartier appelé Derrière la Prison ont décidé de réduire le taux de banditisme en créant le Collectif des Jeunes de Derrière la Prison( CJDP). Ce collectif permettra d’assurer la sécurité des biens et des personnes et de sensibiliser les autres jeunes qui sont captifs de l’oisiveté .Un des responsables a répondu aux questions.

COMMENT A ÉTÉ CRÉÉE CETTE ASSOCIATION ?

La création du collectif des jeunes de derrière la prison (CJDP) naît d’un constat, celui de l’insécurité grandissante (braquage, vol etc.) au sein du dit quartier. Pour y remédier, les jeunes résidents de Derrière la Prison ont pris les taureaux par les cornes et ce sont regroupés dans une structure associative en accord avec la loi 35/62 du 10 décembre et décret 17 décembre 1962 réglementant le fonctionnement des associations connues d’utilité Publique au Gabon.

VOTRE ASSOCIATION EXISTE DEPUIS COMBIEN DE TEMPS ?

Le collectif des jeunes a été créé en date du 20 septembre 2019 à la demande des populations du quartier Derrière la Prison.

QUELLES SONT LES MISSIONS REGALIENNES DE VOTRE ASSOCIATION ?

Cette association a pour mission de repousser le grand banditisme multiforme qui prévaut dans ce quartier, en éduquant et sensibilisant des personnes résidentes du quartier sur une cohésion pacifique et collaborative.

COMMENT FINANCEZ-VOUS VOTRE ASSOCIATION ?

Les activités de cette association sont financées pour le moment des cotisations de ses membres, des opérateurs économiques efficients au sein du quartier et enfin des dons et aides des résidents du quartier.

QUEL EST LE BILAN A MI-PARCOURS DE VOTRE ASSOCIATION ?

Il nous sera prétentieux de se faire notre propre bilan sachant que nous sommes au service d’une communauté. C’est-à-dire, l’ensemble des résidents de Derrière la Prison. C’est alors à eux que revient la responsabilité de constater l’amélioration des conditions sécuritaires au sein du quartier depuis l’existence du CJDP.

ETES-VOUS ACCOMPAGNES PAR LES POUVOIRS PUBLICS ?

Nous, membres de l’association, sommes bénévoles ; mais nous sommes soutenus par les chefs de quartiers, la Mairie de Libreville, la Gendarmerie Nationale et le Ministre de l’intérieur.

ETES-VOUS RECONNUS DE MANIERE LEGALE ?

Jusqu’à ce jour, après avoir saisi les instances habilitées à nous couvrir sur le plan juridique, financier et matériels, nous n’avons pas encore eu de retour à notre demande du récépissé que nous attendons toujours du Ministère de l’intérieur, cheval de bataille de toute associations conformément constituée.

PEUT-ON DIRE QU’IL REGNE UNE CERTAINE QUIETUDE A DERRIERE LA PRISON DEPUIS L’EXISTENCE DE VOTRE ASSOCIATION ?

Une certaine quiétude oui ! Selon les dires des résidents. Mais il faut qu’elle perdure. D’où la multiplication de nos efforts et notre présence sur le terrain. L’objectif étant d’atteindre un niveau d’insécurité zéro.

QUELLES SONT VOS LIMITES ?

Éventuellement, le collectif a pour mission de sécuriser 1’arrondissement dans toutes ses formes.
Pour l’instant, le collectif offre un service minimum pour soulager la population de Derrière la Prison jusqu’à nouvel l’ordre.

QUELLES SONT VOS FORCES ?

Nos forces sont constituées de la motivation des jeunes du quartier, l’adhésion des résidents.

Propos recueillis par REGIS/NOE/MTM

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