"A l’épreuve, je finis par prendre la covid-19 comme une opportunité" Fabrice Ntchango
L’an 2020, marqué par la Covid-19 et son lots de morts à travers le monde entier, a passé le témoin à son poursuivant 2021. Cette nouvelle année sonne comme un ouf de soulagement pour certains entrepreneurs qui cultivent l’optimisme. C’est le cas de Fabrice Ntchango, ce jeune entrepreneur gabonais qui, à l’épreuve de la pandémie du Coronavirus, finit par la prendre comme une opportunité. Le Premier responsable de l’accélérateur de croissance Akewa parle avec aisance de son expérience face à la faucheuse Covid-19.
Leader, Manager, Influenceur, Entrepreneur, comment peut-on vous définir monsieur Fabrice Ntchango ?
Je tiens avant tout à vous souhaiter mes vœux les meilleurs ainsi qu’à toute l’équipe de Gabonews. Que 2021 soit une année pleine de santé et de succès.
Cela dit, je me définis tout d’abord comme un entrepreneur social. Je suis quelqu’un qui porte en lui de grands rêves et une forte vision pour le développement du continent africain. Depuis plusieurs années maintenant, j’œuvre aux côtés de plusieurs qui ont à cœur, le même désir d’innover, de créer, et de matérialiser des idées dans plusieurs domaines : économique, social, environnemental, culturel, etc.
Aussi , je pense être un manager, ma qualité de premier responsable de l’accélérateur de croissance AKEWA me le confère. En effet, exerçant au quotidien la vie et les réalités d’un jeune entrepreneur gabonais, je suis pour de nombreux jeunes, le coach ou le mentor. J’accompagne plusieurs de nos compatriotes à la bonne marche de leurs organisations. Quotidiennement, je suis emmené à mettre en place et à gérer des systèmes organisationnels, à orienter, à piloter des équipes, à prendre des décisions, à communiquer, à assigner des tâches et à déléguer des responsabilités.
Par ailleurs, je crois qu’il est nécessaire de préciser que je suis un serial entrepreneur et un spécialiste de la gestion des projets. De ce fait, je me suis investi dans l’accompagnement des programmes sociétaux et dans la promotion du développement durable. Je mobilise et fédère depuis plusieurs années des acteurs de la société civile, du secteur privé, des partenaires au développement, des volontaires et bénévoles tous engagés dans l’atteinte des objectifs de développement durable au Gabon et même en dehors de nos frontières. Mais je ne me vois pas comme un influenceur, même lorsque mes activités professionnelles et associatives peuvent mettre en évidence mes engagements sur les questions de gouvernance climatique, d’entrepreunariat vert, et promotion du développement durable au niveau communautaire.
L’an 2020 vient de s’en aller avec son lot de malheur. Qui est ce qui vous a le plus marqué d’abord négativement et ensuite positivement ?
Une chose est sûre ,l’humanité restera très marquée par l’année 2020 qui, comme vous l’avez si bien dit , par son lot de malheur. Pour moi l’aspect négatif ce sont toutes ces personnes arrachées brutalement à la vie par la Covid-19. Au-delà de nos économies complètement plombées, je regrette tous ces morts et j’espère vivement qu’en cette nouvelle année, ce virus sera complètement éradiqué partout dans le monde. Même si aujourd’hui ,l’humanité semble être en train de limiter la propagation du coronavirus, nous ne devons pas baisser la garde.
Par ailleurs, ce que l’on a pu observer c’est que durant la pandémie qui y est toujours, c’est que plusieurs activités ont été créées, en un temps records on a vu naître plusieurs entrepreneurs innovants et des milliers de personnes ont pu faire l’expérience du télétravail et nombreux ont même développé du E-commerce. Ce qui était positif c’est de voir toutes ces innovations et aussi le fait qu’avec des populations en confinement, il y ait eu moins de pollution et de ce fait, une réduction très considérables des émissions de gaz à effet de serre.
L’autre aspect positif, c’est la cohésion sociale, une dynamique solidarité agissante a été enclenchée comme on ne l’avait plus jamais vu. Et je tiens ici à tirer mon chapeau aux gouvernements du monde, qui dans l’ensemble, n’ont ménagé aucun effort afin d’aider les populations éprouvées à pouvoir y faire face.
Personnellement, et en tant qu’entrepreneur, la Covid-19 a également été une occasion de mesurer notre capacité de résilience, d’adaptation au changement et management de risques. A l’épreuve, je finis par prendre la covid-19 comme une opportunité. En effet, mon équipe et moi avons fait le choix de résister à la Covid-19 car elle nous offrait l’occasion de réellement expérimenter la valeur ajoutée de la transformation digitale de nos services.
Quelles sont vos priorités pour cette nouvelle année 2021 ?
Ecoutez 2020 a été très difficile. Je rentre en 2021 avec beaucoup d’optimisme. Ce qui n’a pas pu marcher en 2020 devra se faire donc en 2021. Notamment l’opérationnalisation de notre programme " Relève Agricole", le lancement de la deuxième phase de la caravane nationale des ODD, et l’organisation du Green Business Challenge 3.0. Mais tout ceci ne pourra se faire comme nous le souhaitons qu’en fonction de l’évolution positive de notre combat mondial contre la Covid-19, voilà pourquoi je partage l’idée que notre pays soit parmi les premiers à faire vacciner rapidement toute sa population.
Aussi, 2021 devra être pour une année particulièrement productive. Nous avons certes plusieurs défis à réaliser en cette année, mais nous allons déjà renforcer nos réussites. L’avantage est que nous disposons d’un plan d’action stratégique, et il nous restera qu’à optimiser notre feuille de route annuelle. Là encore, nous devons démontrer notre capacité de rénover l’existant et de parvenir à saisir des nouvelles opportunités d’affaires. In fine, je dirai qu’il faudra mieux impacter nos cibles afin que nos actions transforment positivement leur quotidien.
Propos recueillis par MTM






