SANTE D’ALI BONGO/Jean Eyeghe Ndong réclame vérité et respect de la constitution
Jean Eyeghe Ndong, ancien Premier ministre, réclame la vérité sur la santé d’Ali Bongo.
Malgré l’interdiction du ministre de l’Intérieur, Jean Eyeghe Ndong a animé une courte rencontre au lieu prévu, le carrefour Rio de Libreville, ce vendredi 23 novembre. La récente retouche de la constitution par Marie-Madeleine Mborantsouo et l’état de santé d’Ali Bongo étaient les principaux sujets.
Interdite de se tenir, la rencontre s’est tout de même déroulée en moins de 30 minutes, sans heurt. Aucun dispositif spécial des forces de l’ordre n’était visible. La population, venue en petit nombre, semble avoir été influencée par les arrestations de la veille, lorsque des gabonaises ont tenté de lire une déclaration devant la cour constitutionnelle.
Malgré le faible public, l’opposant a livré son message : « Nous sommes ici parce que nous réclamons la vérité des urnes. Jean Ping a été élu le 27 août 2016 président de la République gabonaise. Madame Mborantsouo en a décidé autrement. C’est encore cette dame qui a décidé de modifier l’article 13 de notre constitution. Notre constitution, en son article 13, prévoit que lorsque le président est empêché pour quelques motifs que ce soit, il est remplacé par le président du Sénat… », a martelé Jean Eyeghe Ndong, soutien solide de Jean Ping.
« Nous réclamons la vérité. Ali Bongo, qu’on l’ait élu ou pas, il se trouve que c’est lui qui est président du Gabon. Mais il est absent du Gabon depuis un mois. Nous avons appris qu’il est parti à Riyad. Et là-bas il est tombé malade. Normalement l’État gabonais devrait nous lire son bulletin de santé régulièrement… », a-t-il dit, tout en fustigeant le silence des télévisions publiques sur cette question.
Demain samedi 24 novembre, Jean Eyeghe Ndong prévoit une nouvelle rencontre avec la population à son QG du quartier Nkembo, deuxième arrondissement de Libreville.
GMN






