Alain-Claude Bilie By Nze s’exprime sur Robert Bourgi, le terrorisme, la PIP, les réseaux sociaux et les crimes rituels

21 avril 20160
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Questions / Réponses Conférence de Presse du 20 avril 2016 Alain-Claude Bilie By Nze

> Concernant le paiement de la Prime d’Incitation à la Performance (PIP) des agents publics par l’Etat
Le Gouvernement a fixé un délai pour le paiement de cette prime aux agents publics. Conformément à ce délai, le Gouvernement a jusqu’au mois de juillet 2016 pour apurer cette dette. Malgré le contexte économique difficile, des efforts considérables ont été faits et près de 13 milliards de francs CFA ont déjà été versés aux agents publics. Le Gouvernement poursuit ses efforts à ce sujet, ainsi qu’en matière de dépenses d’équipement nécessaires au bon fonctionnement des écoles, des hôpitaux etc.

> Concernant les tensions survenues lors d’une manifestation publique à Koulamoutou

Il faut d’abord rappeler que la police est nationale. Elle applique partout les consignes qui sont celles de l’Etat. Par conséquent, lorsqu’une manifestation n’est pas autorisée, la police a le devoir de veiller à ce que cet événement n’ait pas lieu. En l’occurrence, la marche organisée n’était pas autorisée. Il faut ensuite insister sur le fait qu’il n’y a eu aucune violence, aucune dérive. Cette marche à été dispersée grâce à l’utilisation de moyens légaux dont dispose la police pour faire face aux circonstances de cette nature. Il faut que l’agitation et les rumeurs outrancières s’arrêtent et que nous revenions à un Etat de Droit. Une marche autorisée est encadrée par la police. Une marche non autorisée est dispersée par la police, et c’est le cas dans toutes les démocraties.

> Concernant la question de la sécurité intérieure face à la montée du terrorisme

Gouverner c’est prévoir. Il y a quelques années ces phénomènes étaient éloignés de notre continent. Aujourd’hui, et depuis près de deux ans, des pays de notre sous-région sont confrontés à des menaces terroristes telles que Boko Haram ou des attaques perpétrées sur leur territoire. Tout cela ne peut qu’interpeller les pouvoirs publics et principalement le Gouvernement pour prendre des mesures.

La sécurité des Gabonaises et des Gabonais n’a pas de prix.

Si vous voulez un pays qui soit respecté, qui rassure sa population et les investisseurs internationaux, il faut que la sécurité de tous soit garantie.

> Concernant la sortie dans les médias français du Premier Ministre Français Manuel Valls et de Robert Bourgi

Le Gabon et la France ont clos cette affaire par voie diplomatique. Des communiqués officiels ont ainsi été publiés.
Quant à M. Bourgi, il parle en son nom tout comme un Gabonais peut donner son opinion sur la politique française. Il faut d’abord rappeler que ce sont les Gabonais qui choisissent librement les dirigeants au Gabon. M. Bourgi ne représente aucune autorité française, si ce n’est le résidu d’une “France-Afrique” dont nous ne voulons plus. Le Président de la République a refusé de se laisser prendre en otage par des personnes voulant préserver une “république des mallettes” aujourd’hui dépassée au Gabon. M. Bourgi ne nous intéresse pas.

> Concernant la subvention allouée par l’Etat aux établissements confessionnels

La préoccupation a été portée hier à notre connaissance par des responsables de l’église évangélique du Gabon. Le Gouvernement, et plus particulièrement le Ministre du Budget, travaille sur ce dossier afin d’établir une programmation des règlements.

> Concernant les effets pervers des réseaux sociaux et la régulation d’internet par les pouvoirs publics

On a trop souvent tendance à croire que les propos tenus sur internet sont a priori vrais. De plus en plus de Gabonais se rendent cependant compte qu’internet peut abriter le mensonge, la manipulation et la désinformation. C’est la raison pour laquelle le Gouvernement de la République a pris une Ordonnance. Ceux qui n’ont pas compris le texte ont créé la polémique. Chacun d’entre nous se rend aujourd’hui compte des dangers d’internet et peut à tout instant se retrouver confronté à ces calomnies et moqueries. C’est pourquoi il est légitime de donner aux pouvoirs publics les instruments nécessaires pour empêcher ces débordements. C’est le sens du projet de loi qui a été adopté récemment en Conseil des Ministres. Ce texte n’a pas vocation à interdire mais plutôt à préserver et sauvegarder les libertés publiques et à apporter un cadre bien défini pour porter plainte en cas d’abus.

> Concernant l’héritage politique à transmettre aux jeunes Gabonais

Chacun est libre en démocratie de changer d’opinion. Chacun est libre en démocratie de changer de parti ou de camp politique. Mais la responsabilité commande de clarifier votre choix et votre démarche. Aujourd’hui on a le sentiment que l’opposition est devenue un lieu pour se blanchir et se réfugier après avoir commis des actes blâmables. La presse et les médias doivent nous aider à mettre les uns et les autres face à leurs responsabilités, sans distinction de parti ou d’orientation politique.

> Concernant les préoccupations liées aux crimes rituels
Il est du devoir du Gouvernement et des pouvoirs publics de garantir la sécurité des citoyens. Lorsque le Gouvernement procède au recrutement de policiers et gendarmes, dans une certaine presse on parle de renforcement des outils de répression alors qu’il s’agit de renforcer la sécurité de nos compatriotes. Des outils ont été mis en place, parmi lesquels un nouveau code pénal actuellement en voie d’adoption, qui renforce les sanctions. Ce qui est dommage, c’est la facilité avec laquelle tout crime est assimilé à un crime rituel et associé à un homme politique. Il faut rechercher les vrais auteurs, y compris les hommes politiques, et les condamner lourdement.

Il y a une seule façon de réussir dans la vie, c’est le travail. La devise de notre pays est “Union, Travail, Justice”.

Le fétichisme, il faut le bouter hors du Gabon.

> Concernant la rencontre du Président de la République et les représentants politiques sur les questions de sécurité

Malgré le refus de certains acteurs politiques d’être présents, une bonne majorité a participé à cette rencontre autour du Chef de l’Etat.
Lorsque la France a été frappée, Francois Hollande a reçu à l’Elysée tous les leaders des partis politiques. Faut-il que le Gabon attende d’être frappé pour discuter ? Le Chef de l’Etat a cru devoir convier les divers acteurs politiques pour discuter des questions de sécurité intérieure. Certains ont répondu que ce qui les intéresse c’est qu’on parle des élections. Mais vous savez que près d’un million de Gabonais ne sont pas dans les listes électorales et ainsi ne sont pas directement concernés par les élections. En revanche, la sécurité intérieure nous concerne tous. Elle est dans l’intérêt de la Nation.

> Concernant la question du calendrier officiel de l’élection présidentielle
La fixation du calendrier officiel se déroule en plusieurs étapes conformément à la loi. Chacune des étapes sera rendue publique en temps opportun. Le calendrier définitif sera fixé par la CENAP et le Gouvernement après consultation de la Cour Constitutionnelle.

Bilie-By-Nze ‏@BilieByNze

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