PRESIDENTIELLE 2016/Jean Ping invite Ali Bongo à l’élection
Jean Ping, invite Ali Bongo Ondimba et entend le battre lors de la présidentielle à venir, mais avant, le président gabonais et son équipe devront faire face à deux plaintes, la première à la CPI et la seconde au tribunal de Libreville pour des motifs différents ; c’est en cela que se résume la conférence de presse de l’ancien président de la Commission de l’Union Africaine, tenue ce vendredi 20 Mai à Libreville.
Accusé de préparer un "génocide", jean Ping s’est défendu devant les journalistes, après avoir fait l’actualité ces derniers jours avec la fameuse phrase « on va débarrasser le Gabon des cafards ». Il dit ne pas reconnaitre ces propos et ce grossier montage qui n’honore pas ses auteurs ; son intention était plutôt tourner vers l’envie de faire un nettoyage dans le pays, autrement dit mettre de l’ordre. Toujours en rapport avec cette affaire, il dit avoir demandé à ses avocats d’introduire une plainte contre les auteurs de ce montage mais avant, Jean Ping fait lui aussi l’objet d’une poursuite en rapport avec cette même vidéo, plainte introduite par le gouvernement gabonais. Le candidat déclaré à l’élection présidentielle a également posé une autre plainte auprès de la Cour pénale internationale contre la personne d’Ali Bongo Ondimba qu’il accuse d’avoir, lors de la présidentielle anticipée de 2009, fait exécuter des compatriotes dans la province de l’Ogooué-Maritime, précisément dans la ville de Port-Gentil.
Accusé de plagiat quant à son projet de société, pour certains il aurait repris le projet de nombreux hommes politiques notamment le défunt André Mba Obame (AMO), il se défend en rappelant que les problèmes du Gabon sont les mêmes, connus depuis plusieurs années et ce constat est partagé par la classe politique gabonaise de l’opposition en particulier, il base donc son projet sur la refondation du pays :
« ... de l’eau pour tous, l’hôpital cadeau, travail pour tous et le retour de la constitution de 1991... ».
Selon lui, le rejet du Président actuel du Gabon est généralisé : « les gabonais ne veulent plus d’Ali Bongo Ondimba...le temps des émergents est arrivé à terme, ils veulent juste gagner un peu de temps encore, mais la fin est proche ».
Au regard de ce qu’il considère comme un plan contre sa personne et ses lieutenants, il se dit prêt à faire face à toute éventualité et invite donc le président sortant à l’élection présidentielle en affirmant avec certitude pouvoir le battre à l’issue de ce scrutin.
Kenny Ongouori






