PDG/DEMISSION : Le tour de Raymond

4 juillet 20150
Partager

C’est sur la radio RFI et sur sa page Faceboook que Raymond Ndong Sima, ancien premier ministre gabonais, a annoncé son départ du parti démocratique gabonais. Ce dernier n’a pas fait de grande déclaration comme Jean Ping, Jacques Adiahénot et d’autres de ses prédécesseurs. Depuis la sortie de son livre "Quel Renouveau pour le Gabon ?", cette démission était attendue.

Sur sa page Facebook, l’un des anciens chefs du gouvernement sous Ali Bongo Ondimba, a laissé un message clair. Il ne veut plus être membre du PDG, le parti au pouvoir. Une décision peu surprenante car son livre, sorti en février dernier, avait quelque peu tracé les grandes lignes de son avenir politique.

« Au terme d’une longue réflexion, j’ai pris la décision de démissionner du Parti Démocratique Gabonais. Je l’ai notifiée le 30 juin dernier au Secrétaire Général du Parti qui m’avait longuement reçu une semaine plus tôt. La critique formulée par le courant Héritage et Modernité reprend en tous points, en des termes plus directs, plus incisifs, l’analyse que j’ai faite dans mon livre "Quel renouveau pour le Gabon ?" ».

« Ces différents diagnostics débouchent non pas sur une prise de conscience et un sursaut mais plutôt sur des polémiques qui seront sans doute plus violentes les unes que les autres. Or, il faut rompre avec le passé et envisager une autre trajectoire. Telle est ma conviction. C’est pourquoi, j’ai choisi de laisser le Parti poursuivre sa route dans ses certitudes, d’exposer désormais librement mon analyse de la situation et de formuler les propositions qui me paraissent correspondre à la gravité de la situation ».

Toujours sur son journal Facebook, Raymond Ndong Sima annonçait, le 4 juin dernier qu’un hélicoptère des forces de défense avait survolé, à basse altitude, sa résidence du quartier PK10 à Libreville, en son absence. Une manœuvre qu’il a considérée comme une intimidation et qu’il a dénoncée.

Répondant aux questions d’un journaliste sur RFI, l’ancien premier ministre affirmait que le Gabon est actuellement gouverné par « une bande de copains ».

L’ancien PDGiste ne s’est toujours pas prononcé sur ses nouvelles perspectives politiques ; mais une entrée dans les rangs du front uni de l’opposition, comme l’ont fait la plupart des démissionnaires, n’est pas une option à écarter.

Georges-Maixent Ntoutoume

Commander mon espace pub

     

Commander mon article

   

Dans la même rubrique

0 Commentaire(s)

Poster un commentaire