MESMIN WADA : L’espoir des populations de Bakoumba et du département de Lékoko
Les élections législatives et locales d’octobre 2018 ont finalement annoncé leurs couleurs au Gabon. La course est lancée. Les candidats se bousculent. Chacun espère défendre son parti et surtout pour se faire une place de choix sous les feux de projecteur de l’Assemblée nationale. C’est le cas par exemple de Mesmin Wada, membre du parti de l’opposition Les Démocrates. Il est candidat pour les législatives et se positionne dans le département de Lékoko, précisément à Bakoumba situé dans la province du Haut-Ogooué. Il est jeune et croit au combat qu’il doit mener une fois élu député. Il a accepté de répondre à quelques questions de Gabonews.
Bonjour monsieur Wada ! Êtes-vous candidat aux législatives d’octobre 2018 et pourquoi l’êtes-vous ?
Je suis Candidat d’abord parce qu’en tant que citoyen gabonais, jouissant de mes droits civils et politiques, la constitution de mon pays me permet de prendre part à une quelconque élection au Gabon.
Ensuite c’est partant du constat de délabrement avancé de notre localité que j’ai décidé, en bonne âme et conscience, de prendre mes responsabilités en me portant candidat aux législatives prochaines dont l’un des objectifs est de torde le cou au mensonge entretenu par les autres d’en face depuis des décennies, et dire la vérité à mes concitoyens. Tout au long de la campagne électorale j’aurai l’occasion d’échanger avec eux et leur dire cette vérité.
Vous avez été investi par votre parti Les Démocrates. Vous avez en face de vous un candidat du parti au pouvoir, le PDG pour ne pas le citer. Quelles sont vos chances de l’emporter ?
Il est certes vrai qu’une bataille n’est jamais gagnée d’avance, mais je puis vous assurer que mes chances demeurent certaines au vu des dégâts causés par mes amis d’en face tout au long de leur règne. Sur le plan national, leur bilan est catastrophique. La situation de notre pays est alarmante. Et Le Département de Lekoko, chez moi, n’est malheureusement épargné par tous ces maux qui minent notre pays en général et certainement les autres Départements du pays en particulier. Et, fort de cette agonie entretenue expressément des décennies durant par les tenants du pouvoir et amplifié depuis le hold-up électoral de 2016, les populations veulent définitivement tourner la page du mensonge et de l’immobilisme pathologique et composer désormais avec une autre Élite issue des formations politiques autres que le PDG. Et mon parti politique, Les Démocrates, est une solution toute trouvée pour redonner l’espoir à la jeunesse gabonaise.
Vous êtes jeune. Vous vous appelé Wada, pensez-vous que votre nom est un atout pour fédérer la jeunesse de votre contrée en votre faveur ?
…Rire... Je ne savais pas que le nom Wada était évocateur… mais bon je vois de quoi vous voulez du bout des lèvres parler. Comme vous le savez je me nomme Mesmin Boris WADA NGABIKOUMOU. Je suis militant et Secrétaire Général Adjoint du parti Les Démocrates. Les autres Wada, puisqu’ils sont nombreux, défendent chacun son opinion politique. Cela dit je ne peux asseoir mes espoirs sur le seul fait du nom WADA. J’ai un projet proposé par mon parti politique à défendre auprès des Gabonais. Et ce n’est que sur la base dudit projet que je compte bien conquérir mes électeurs. Maintenant si le nom Wada peut être par essence un nom rassembleur et fédérateur je ne peux que m’en réjouir.
Qui est ce qui réellement vous motive à aller à la conquête de cette place du parlement gabonais ?
Comme je venais de le souligner un peu plus haut, c’est partant d’un constat amer sur le bilan accablant et catastrophique du parti au pouvoir dans mon département et du pays tout entier que je me suis résolu, depuis 2016, à prendre mes responsabilités. La première étape a donc consisté, dès Septembre / Octobre 2016, à poser ma démission du PDG pour rallier la coalition qui était en voie de se former autour du Candidat choisi pour défendre les couleurs de l’opposition à la présidentielle de 2016. La deuxième étape c’est celle qui m’impose une autre prise de conscience en répondant à la demande sans cesse répétée des populations de mon Département de me porter candidat aux prochaines législatives afin d’être pour eux un vrai porte étendard capable de défendre leurs intérêts et préoccupation à l’Assemblée Nationale.
Il y a un duel de titans à Koula-Moutou entre votre mentor Guy Nzouba-Ndama et Jean Massima. Que pensez-vous de ce duel ‘’Fratricide’’ entre l’ancien Président de l’Assemblée nationale, ancien baron du PDG passé à l’opposition et le candidat investi par le parti au pouvoir ?
Une chose est sûre, les maux qui minent les autres grandes villes du pays sont à mon avis les mêmes que connait la ville de Koula-Moutou. Aussi, les populations de cette partie du pays sont suffisamment matures pour se voir berner une fois de plus par le même parti au pouvoir qui, en toute objectivité n’a plus rien à proposer comme recette miracle pour sortir le pays de l’abîme actuel. Je suis donc convaincu que les populations de Koula-Moutou ont soif de voir bouger les choses et feront le bon choix. Et ce bon choix c’est le Candidat du parti Les Démocrates, le Président Guy Nzouba-Ndama qui a un projet novateur à défendre.
Vous avez sans doute un message particulier à lancer. Nous vous donnons cette occasion.
Je ne voudrais pas m’étaler ici car le moment ne s’y prête pas encore. La campagne ne s’ouvre que dans moins de trois semaines. Juste rappeler à mes concitoyens que l’heure est grave. Il ne s’agit plus ici de voter par simple affinité. Il est temps de sortir ensemble de cette routine politique qui nous a tant fait du mal depuis plusieurs décennies. On peut aimer un vêtement et le porter tous les jours mais à un moment il devient sale ou se détériore et là on n’a pas d’autre choix que de s’en débarrasser définitivement et opter pour un autre plus beau et plus attractif.
Chers concitoyens je suis votre fils votre petit fils et frère. Je suis gabonais et originaire du département de Lekoko-Bakoumba. A ce titre, j’ai moi aussi un mot à donner. J’ai moi aussi cette volonté de faire bouger les choses, avec vous. Faites-moi confiance et n’ayez pas peur car le département de LEKOKO n’est la propriété exclusive de personne. C’est notre propriété commune et lorsqu’un groupe d’enfant a échoué il faut pouvoir passer le flambeau à un autre. C’est cela aussi faire preuve d’amour pour son peuple. Le contraire c’est tout simplement de l’égoïsme. Et je sais que vous, population, ne l’accepterez plus.
Propos recueillis par Martial TSONGA MBIKA







