GABON POLITIQUE : Les Mamboundouïstes sur la question de la gratuité des frais d’accouchement des femmes gabonaises

27 mars 20180
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Réunis le 24 mars 2018, les Mamboundouistes se sont penchés sur la question liée à la mesure présidentielle, dans le cadre de la mise en application de la mesure de gratuité des frais d’accouchement des femmes gabonaises dans les structures sanitaires publiques à travers le pays. C’est ici, l’intégralité du compte –rendu fait par le bureau Des Mamboundouïstes.

Dans son discours à la nation, prononcé le 31 Décembre 2017, le Président de la République, Son Excellence Ali Bongo Ondimba s’exprimait en ces termes « … Pour nécessaire qu’elle soit, notre cohésion ne saurait être exclusivement politique. Pour être pleine et entière, elle doit également être économique et sociale. Et à cela s’ajoute un programme de gratuité des frais d’accouchement sur toute l’étendue du territoire national à compter du premier trimestre 2018. Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la décennie de la femme et vise non seulement à réduire le taux de mortalité infantile mais aussi à soulager les familles face aux dépenses, souvent lourdes, liées à la naissance d’un bébé… ».

Joignant la parole à l’acte, le Président de la République, Son Excellence Ali Bongo Ondimba, a visité le 22 mars 2018, à Libreville, deux structures hospitalières en vue de toucher du doigt, l’effectivité de la mesure sur la gratuité des frais d’accouchement telle qu’il l’avait annoncée lors de son discours à la Nation. Au vu de ce qui précède, et tout en prenant acte de cette importante mesure, qui, à la vérité, est un engagement qui tend à se matérialiser, vient à point nommé soulager de nombreux ménages gabonais, surtout en cette période de crise économique.

Eu égard à ce qui précède, les Mamboundouistes pensent que la seule présence du Chef de l’Exécutif dans les maternités visitées et la Note d’information N°00543 prise par le Ministre d’Etat à la santé, Madame Denise MEKAMNE EDZIDZIE, datée 21 mars 2018, dans le cadre de la mise en œuvre de la mesure présidentielle, ne suffisent pas pour contraindre le personnel soignant à ne plus demander les frais d’accouchement et considèrent à cet effet, cette Note du Ministre d’Etat à la santé, comme patraque, puisqu’elle ne pourrait s’ériger en texte de loi pour rendre obligatoire cette mesure prise par le Chef de l’Etat.

Dans cette approche, les Mamboundouistes constatent que cette note ne comporte pas le rappel d’un quelconque texte législatif ou réglementaire sur la base de laquelle, celle-ci tirerait sa force probante. Par ailleurs, les Mamboundouistes s’indignent de la lenteur avec laquelle le gouvernement traduit en acte les mesures présidentielles. Cette lenteur qui rend difficile les objectifs à atteindre dans les délais impartis, il faut le souligner, est une attitude qui a par conséquent, obligé lui-même le Chef de l’Etat à convoquer le 8 mars 2018 une réunion de cabinet à laquelle prenait part, le Premier ministre et certains Membres du gouvernement pour fustiger l’incurie de celui-ci.

Enfin, les Mamboundouistes invitent le Gouvernement à prendre un acte réglementaire (un décret ou un arrêté ministériel), contraignant le personnel soignant, à ne pas exiger les frais d’accouchement, afin de rassurer, la foi chancelante des gabonais sur cette mesure présidentielle. Fait à Libreville, le 24 Mars 2018

BUREAU DES MAMBOUNDOUISTES PAR MTM

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