GABON POLITIQUE/L’opposition gazée à coups de lacrymogène

25 juillet 20160
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Plusieurs membres de l’opposition gabonaise et candidats à l’élection présidentielle d’août prochain ont été gazés à lacrymogène samedi dernier à Libreville. Leur marche de protestation contre la candidature du Chef de l’exécutif a été réprimée et dispersée violemment par les forces de sécurité. Plusieurs arrestations et quelques blessés.

A Libreville, il est 12h le samedi 23 juillet, lorsque le siège de l’Alliance démocratique et républicaine (ADERE) de Didjob Divungi Di Ndinge, accueille les leaders politiques et candidats de l’opposition gabonaise pour manifester pacifiquement, selon les termes du Pr Albert Ondo Ossa, pour contester la candidature du président candidat à sa propre succession.

Mains dans la main, ces leaders politiques, d’après les instructions du Pr Albert Ondo Ossa, président de l’Union Sacrée de la Patrie(USP), devraient marcher en rang serré. Les partisans venus pour la circonstance aussi, se devaient de marcher pacifiquement. Chose faite, les leaders politiques, en tête du peloton, marchaient tout doucement à la rencontre des forces de l’ordre fortement armées, postées au niveau de l’ancienne Radio Télévisons Gabonaise(RTG).

Ils avancent, avancent et avancent pacifiquement, quand soudain, à une cinquantaine de mètres, qu’ils ont été violemment dispersés par des gaz lacrymogène et de fortes détonations. C’est la débandade totale chez les hommes politiques et leurs partisans. On enregistre des arrestations de plusieurs civils. Un journaliste de l’Agence France Presse(AFP) a été mis à tabac et a été urgemment admis dans une clinique de la capitale gabonaise la plus proche du lieu de la manifestation.

Ce que Guy Nzouba Ndama a par ailleurs déploré « Il y a des observateurs « étrangers et même gabonais qui ne croient pas lorsque nous disons haut et fort que le régime incarné par Ali Bongo Ondimba est un régime autoritaire .Si ce n’est dictatorial. Nous avons informé à qui de droit que nous devions organiser une manifestation pacifique, une marche pacifique du rond point de la Démocratie à Rio. Histoire de montrer au peuple gabonais que nous ne sommes toujours pas d’accord avec l’usurpation du pouvoir de monsieur Bongo Ondimba Ali. Nous avons donc décidé de marcher jusqu’au niveau des policiers pour que notre président (Pr Albert Ondo Ossa de l’USP) puisse expliquer aux policiers le bien fondé de notre démarche. Nous étions désarmés, nous avions les mains nues…A peine à 50m, la police a commencé à charger, à nous envoyer des bombes lacrymogènes. C’est triste ! C’est lamentable…C’est la confirmation encore une fois que monsieur Bongo Ondimba Ali est un autocrate. Il ne veut pas de points de vue divergents. »

Marche pacifique d’une courte durée, violemment dispersée. Une répression armée dénoncée et condamnée par l’ancien président de l’Assemblée nationale et candidat, Guy Nzouba Ndama , et les autres leaders et partisans de l’opposition gabonaise.
Présents à cette manifestation, Zacharie Myboto, Guy Nzouba Ndama, Casimir Oyé Mba, Léon Paul Ngoulakia, Jacques Adiahénot, Didjob Divungi Di Ndinge, Pr Pierre André Kombila, Pr Albert Ondo Ossa, Fulbert Mayombo Mbendjangoye, Fulbert Andjémbé, Jean de Dieu Moukagni Iwangou, Bruno Ben Moubamba et bien d’autres leaders politiques ont exprimé leur indignation.

TSONGA-MBICKA

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