DEUXIEME SESSION ORDINAIRE DU CESE/Les mesures d’austérité seront sur la table

4 septembre 20180
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René Ndemezo Obiang, Président du CESE.

René Ndemezo Obiang, Président du CESE.

Les conseillers économiques sociaux et environnementaux se sont réunis, ce mardi 4 septembre à Libreville, pour l’ouverture de leur seconde session ordinaire annuelle. Même si l’influence de l’Institution n’est pas ressentie au sein de la population, le Président du Conseil économique, social et environnemental, (CESE) et son équipe, examineront les décisions sur les mesures d’austérité.

Récemment confirmé au poste de Président du Conseil économique, social et environnemental, René Ndémezo Obiang a ouvert, en fin de matinée, la deuxième session annuelle de cette prestigieuse institution. Un seul discours a ponctué la cérémonie, tenue en présence d’Emmanuel Issoze Ngondet, le Chef du Gouvernement, des représentants du corps diplomatique et de hauts fonctionnaires de l’Etat gabonais.

Cette seconde session s’ouvrant sous un contexte particulier du pays, celui des mesures prises pour assainir les finances publiques, le Président a affirmé que les conseillers économiques, sociaux et environnementaux se pencheront sur la portée réelle de ces décisions gouvernementales. Le Conseil compte aussi contribuer à la réflexion sur les flux migratoires, au moment où des vagues de migrants, à la quête de bien-être, quittent le continent africain.

Emmanuel Issoze Ngondet, le Chef du Gouvernement et Patricia Taye, la Ministre déléguée au Ministère de l’Intérieur.

Une institution de facilitation sans influence
Institution d’aide à la prise de décision, le CES devrait être un baromètre économique, social et environnemental. Le Conseil a le rôle de donner son avis, favorable ou non, sur la mise en œuvre des politiques publiques. Or, l’influence de cet organe au Gabon est quasi inexistante. Le coût de la vie est très élevé depuis de nombreuses années, l’eau et l’électricité sont toujours difficiles d’accès pour une grande partie de la population ; pourtant le CES existe depuis des décennies. Où est donc son influence sur les dirigeants ? Quelle est donc son utilité ? La querelle née des mesures d’austérité que les conseillers comptent examiner durant cette session sera peut-être une belle illustration de sa raison d’être. Depuis juin, le climat du pays est tendu. La colère des syndicalistes contre la baisse des salaires et la mise des fonctionnaires sur bons de caisse qui fâche

Le Conseil se réunit chaque année, en deux sessions ordinaires de 21 jours chacune. La première s’ouvre en février et la seconde en septembre.

GMN

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