ABSENCE D’ALI BONGO/Une manifestation de femmes avortée par les forces de l’ordre devant la Cour constitutionnelle
En face de la Cour constitutionnelle, ce 22 novembre 2018, les policiers exigent la libération des lieux
Un mouvement pacifique, initiative de plusieurs femmes gabonaises, a été avorté par une unité des forces de police devant la Cour Constitutionnelle, ce jeudi 22 novembre. Voulant partager un message de paix et de salut national, cette poignée de femmes gabonaises tenait à faire une déclaration adressée à Marie-Madeleine Mborantsouo.
La lecture de la déclaration de ces gabonaises à l’attention de Marie-Madeleine Mborantsouo, présidente actuelle de la Haute cour, n’a pas pu être effective. C’est avec déception que ces femmes se sont vues refuser le droit de tenir un sit-in, en face de l’institution.
Encerclées par une brigade anti-émeute, elles ont reçu l’ordre de vider les lieux. Tenant malgré tout à exprimer leur opinion à cet endroit, la violence policière s’est alors déployée pour les en dissuader. Neuf citoyens ont été interpellées.
Pour la société civile, la décision inattendue prise par la Présidente de la Cour Constitutionnelle concernant l’alinéa nouvellement ajouté dans la constitution gabonaise, est la principale cause de ce rassemblement : « Madame Mborantsouo, vous pouvez encore, aujourd’hui, faire marche arrière et éviter par vos décisions de faire sombrer le pays dans l’anarchie et la violence », dit un extrait du message. Ces dernières appellent à la démission de madame la Présidente de la Cour Constitutionnelle et à la cohésion ainsi qu’à la réconciliation nationale.
Demain, vendredi 23 novembre, la Coalition pour la nouvelle République a prévu tenir un autre rassemblement au carrefour Rio de Libreville.
G.N






