Assassinat d’une jeune Gabonaise : exigeons justice, vérité et respect de la dignité de la famille !!!

24 juillet 20260
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Il est des drames qui bouleversent une famille. Et il en est d’autres qui interpellent toute une Nation. Le décès tragique d’une jeune Gabonaise de 20 ans, dans des circonstances qui font aujourd’hui l’objet d’une enquête judiciaire, nous oblige collectivement à regarder la réalité en face. Derrière ce drame, il y a une famille brisée, une mère endeuillée, une jeunesse meurtrie et une société qui attend que toute la vérité soit établie.

En ma qualité de Députée élue de la nation et de Présidente de l’ONG Ensemble Intégrons la Femme, je présente mes sincères condoléances à la famille de la victime et leur exprime toute ma solidarité dans cette terrible épreuve.

J’ai également suivi avec une profonde préoccupation le témoignage de la sœur cadette de la victime, une adolescente de seulement 15 ou 16 ans. Si les faits qu’elle rapporte sont avérés, il est profondément choquant qu’une mineure, déjà traumatisée par la perte de sa sœur, puisse être soumise à des pressions, à des intimidations ou à des interrogatoires portant atteinte à sa dignité.

La recherche de la vérité ne peut jamais justifier que l’on humilie une enfant ou que l’on fasse peser sur elle une souffrance supplémentaire. Les témoins, encore plus lorsqu’ils sont mineurs, doivent être protégés et entendus dans le respect de leurs droits.

Je prends acte des déclarations du Procureur de la République et je fais confiance à la justice pour mener cette enquête jusqu’à son terme. Mais cette confiance doit s’accompagner d’une exigence : la vérité, toute la vérité, et rien que la vérité.

Les informations faisant état de possibles violences subies par la victime avant son décès sont d’une extrême gravité. Elles doivent être examinées avec la plus grande rigueur scientifique et judiciaire. Aucune piste ne doit être écartée. Aucune influence ne doit entraver le travail de la justice.

Parce que la victime était avant tout une citoyenne gabonaise. Parce que sa vie avait la même valeur que celle de n’importe quel autre citoyen. Et parce que nul, quelle que soit sa fonction, son grade ou son uniforme, ne doit être au-dessus des lois de la République.

Notre pays ne peut construire un État de droit que si chaque victime obtient justice et si chaque citoyen est traité avec la même dignité devant la loi. J’appelle les autorités compétentes à garantir la protection de la famille, à préserver les témoins de toute forme de pression et à conduire cette procédure dans la plus grande transparence.

Au nom de toutes les femmes qui vivent dans la peur, au nom de toutes les jeunes filles qui aspirent simplement à vivre, à étudier et à construire leur avenir, je réaffirme que nous ne cesserons jamais de défendre leur droit à la vie, à la sécurité et à la justice.

Aujourd’hui, ce combat dépasse une seule famille. Il concerne toute la République.
Que justice soit rendue. Que la vérité triomphe. Et que la mémoire de cette jeune Gabonaise nous rappelle chaque jour notre devoir collectif de protéger les plus vulnérables.

Aucune femme ne doit perdre la vie dans l’indifférence. Aucune famille ne doit être intimidée dans sa quête de justice.

Honorable Justine Judith LEKOGO

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