Arrêtons l’hypocrisie autour de la mort !

20 octobre 20260
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Il y a un phénomène qui me choque profondément et dont on ne parle pas assez.
Lorsqu’un décès survient dans certaines familles, on voit les avis de décès publiés dans le journal L’Union. De grands noms apparaissent : des familles connues, des ministres, des personnalités, des familles qui semblent nombreuses, unies et puissantes.

Mais après les obsèques, que se passe-t-il ?

On découvre parfois des enfants laissés à eux-mêmes, des orphelins qui traversent des moments difficiles, qui manquent de soutien, et pour lesquels il devient même compliqué de payer les courses ou de faire face aux besoins du quotidien.

Et là, je me pose une question : à quoi servent tous ces grands noms, toute cette démonstration d’unité familiale et de richesse, si, après les obsèques, les enfants de la personne décédée sont abandonnés à leur sort ?

Comment peut-on afficher autant de solidarité au moment du décès, mobiliser de grandes familles, publier tous ces noms, faire de grandes cérémonies, puis laisser les enfants de la personne disparue se débrouiller seuls ?

Franchement, je trouve cela désolant. C’est même choquant !

La mort ne doit pas être un moment où l’on vient exposer la grandeur d’une famille, son nom ou son statut social. Elle devrait aussi être un moment où l’on pense à ceux qui restent, surtout aux enfants mineurs qui ont perdu leur parent et qui ont encore besoin d’être encadrés, protégés et accompagnés.

Si vous êtes une famille aussi grande, aussi riche et aussi unie, alors montrez-le aussi après les obsèques ! Prenez soin des orphelins. Assurez leur éducation, leur nourriture, leur santé et leur avenir. Ne les abandonnez pas une fois les cérémonies terminées et les invités repartis.

La vraie solidarité familiale ne se mesure pas au nombre de noms publiés dans le journal, ni à la grandeur des obsèques, ni au nombre de personnalités présentes. Elle se mesure aussi à la manière dont on prend soin des plus vulnérables, particulièrement des enfants que la mort a privés de leur parent.

Arrêtons cette hypocrisie autour de la mort. Un grand nom doit aussi s’accompagner de grandes responsabilités.

Parce qu’au-delà des apparences, des titres et des noms de famille, il y a des enfants qui souffrent en silence. Et cela devrait tous nous interpeller.

KKL

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