Criminalité environnementale et braconnage international : Un Américain et son guide Gabonais tués part un troupeau d’éléphants
Le décès tragique du milliardaire américain dans le par de la Lopé, tué par un troupeau de pachydermes, interroge les écologistes gabonais, en tête desquels, Nicaise Moulombi, président de l’ONG Croissance Saine Environnement. En réaction à la mort de ce dernier et son guide, il a tenu humainement à présenter ses condoléances aux familles éplorées.
Il considère sans ambages que cette activité menée par le milliardaire américain est un braconnage. "Etant écologiste, je considère cette activité comme étant un braconnage. Ce braconnage international m’amène, sur le plan humain, à présenter toutes mes condoléances aux familles éplorées. Cette situation met le Gabon en très mauvaise situation, d’ autant que cette zone de la Lopé bénéficie d’une inscription au patrimoine mondial de l’Unesco" affirme t-il.
Cet écologiste gabonais, défenseur des causes environnementales, demande que la lumière soit faite sur ce qui s’est déroulé. Aussi, appelle t-il à la responsabilité des autorités en charge de ce secteur d’ éclairer l’opinion sur la situation. "Nous pensons que nous sommes là devant une bande de trafiquants dont l’Etat, devrait pour ma part, monter une enquête, rendre public. Nous constatons pour le déplorer qu’aucune communication officielle n’a été faite depuis que cet événement est survenu. Cela met en mal, les engagements du Gabon au niveau international. Ce que nous savons, ce n’y a aucun dispositif normatif qui permet de faire la chasse sportive au Gabon".
Soutenant la politique du Chef de l’Etat, Brice Clotaire Oligui Nguema qui soutient et promeut la conservation de la biodiversité, Nicaise Moulombi appelle les uns et les autres à la transparence pour mener à bien cette politique du président de la République. "Si des autorisations de chasse sportive ont été délivrées, elles doivent être transparentes. Sinon, le Gabon risque de glisser vers une politique d’abattage d’éléphants", fait-il savoir.
Le président de l’ONG Croissance Saine Environnement a insisté et persisté que le pays a besoin de transparence car il veut être digne de confiance en jouant sa crédibilité internationale pour la protection de sa biodiversité. Il n’a pas manqué de souligner que "le conflit homme-éléphant est une réalité vivante, les Gabonais perdent les membres de leur famille. La communauté
internationale se résigne à nous donner que de certificats de bonne conduite, comme a dit le président, Brice Clotaire Oligui Nguema" rappelle t-il à toutes fins utiles.
MT






