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Communiqué de presse du RASSEMBLEMENT HERITAGE & MODERNITE

9 September 2017 - 08:09   0Reduire Agrandir

Libreville, le 9 septembre 2017. Discours prononcé par le Président du Rassemblement Héritage et Modernité Alexandre BARRO CHAMBRIER.

Mesdames, Messieurs de la Presse nationale et internationale,

A lʼinstar de la communauté nationale et internationale, les militants du Rassemblement Héritage & Modernité ont appris avec consternation, lʼarrestation, le jeudi 6 septembre courant, par les agents de la direction générale des recherches (DGR), de monsieur Frédéric Massavala-Maboumba, porte-parole de la Coalition pour la nouvelle République (CNR).

Présentée le 8 septembre devant un juge dʼinstruction, cette éminente personnalité de la coalition précitée a été inculpée au terme de son audition au palais de justice et placée en détention préventive à la prison centrale de Libreville.

Hier, vendredi 7 septembre 2017, lʼopinion nationale a été également informée de lʼarrestation de monsieur Pascal OYOUGOU, Secrétaire général adjoint de notre parti, présentement en garde à vue pour interrogatoire dans les locaux de la D.G.R.

Ces arrestations complètent, dans la période récente, les atteintes au droit de circuler librement, dont ont été victimes, le Professeur Albert ONDO OSSA, le 27 août dernier et, plus récemment le 1er septembre, lʼancien Premier Ministre Casimir OYE MBA, ainsi que un de ses successeurs.

Sur la décision du juge dʼinstruction, Monsieur Frédéric Massavala-Maboumba rejoint en prison, de nombreux compatriotes incarcérés sur toute lʼétendue du territoire pour motifs politiques.

La liste des arrestations arbitraires pour délit dʼopinion sʼallonge chaque jour. Les incarcérations de lʼHonorable Bertrand Zibi Abeghe, Landry Amiang Washington, toujours détenus, ont été suivies par celles dʼautres compatriotes arbitrairement arrêtés et également détenus depuis lʼannonce des résultats de lʼélection présidentielle dʼaoût 2016.

On enregistre dans toutes les provinces du pays, les arrestations suivies dʼincarcérations. Ainsi et sans exhaustivité :

Port-Gentil, Arrêté le 25 août 2017

Jérémie TCHANGO
Nicaise MATENDE

Libreville, arrêtés le 25 août 2017

Noel LOEMBE
Firmin DIVASSA

Arrêtés le 27 août 2017

Hervé MOMBO KINGA

Koulamoutou, arrêtés le 31 août 2017

Marc MONDJO KONDA
Jean MANDOUNGOU MBOUALA
Victor NYASSA
Jean BERARD NYAMA
Jules REMBOU
Marcel DOBA MAKOTI
Nelly MOUMBALA
Marie-Christine NONGO
Jean François MBOUMBE

Arrêtés le 2 septembre

Victor MINKANG
Fabien Nee MISSEME
Serge NTOUTOUME NZOGUE

Mouila, arrêtés le 4 septembre 2017

Aimé SAMONGO
Charles MATOTOU
Stella MOUTSIENGOU

Arrêtés le 4 septembre 2017

De nombreux jeunes compatriotes, arbitrairement arrêtés, incarcérés à lʼissue de la marche organisée par la coalition pour la nouvelle république le 4 septembre 2017.

Arrêté le 6 septembre 2017

Frédéric MASSAVALA-MABOUMBA

Chacun de nous cède à lʼévidence, devant lʼinexorable dérive autoritaire qui, jour après jour, chemine vers une incontestable dictature dans notre pays.

Où en sommes-nous aujourdʼhui en effet, après la tonitruante promesse de lʼAvenir en confiance et du plan stratégique Gabon émergent qui prophétisaient à tous la prospérité partagée à lʼhorizon 2025 ?

Pour mémoire, permettez-nous de rappeler que le 27 juin 2015 dans une Déclaration restée historique, HERITAGE & MODERNITE, sensibilité politique déclarée au sein du P.D.G, avait alerté les militants, la direction du parti, lʼopinion nationale et internationale sur les dangers des dysfonctionnements internes au sein du PDG ; la gouvernance catastrophique du Gabon ; le climat politique délétère créé dans le pays, par une engeance de profitosituationnistes dont Ali BONGO ONDIMBA était désormais captif.

HERITAGE & MODERNITE, saisissant Ali BONGO ONDIMBA dans lʼexercice de sa très haute responsabilité, demandait que fut convoqué un Congrès de clarification, approuvé par Ali BONGO ONDIMBA lui-même, afin dʼétablir une véritable pratique démocratique au sein du PDG, dresser le bilan de la gouvernance de notre pays et créer les conditions favorisant lʼapaisement des tensions politiques dans notre pays, par lʼimplication de tous les acteurs de la scène politique nationale en quête de solution pérenne garantissant une saine vie politique, la stabilité et partant le progrès du pays.

La suite de lʼhistoire est connue de tous ; emprisonnement, exclusions, humiliations et intimidations des députés auxquels était dénié tout droit à la contestation au sein du parti, bien que détenteur dʼun mandat électif, jusquʼau retrait du Président de lʼAssemblée Nationale et de nombreuses hautes personnalités du PDG…

HERITAGE & MODERNITE, prenant tous les risques dans un élan patriotique, avait tiré la sonnette dʼalarme.

Le temps ne nous a-t-il pas donné raison? Où en sommes-nous aujourdʼhui ? Où en est notre pays ? Où va le Gabon désormais?

Après huit années « dʼavenir en confiance » et de « Plan Stratégique Gabon Émergent », la réponse à ces questions chacun la détient : perte de crédibilité du pays, repli de lʼinvestissement direct étranger, fermetures dʼentreprises, chômage, grèves à répétition dans tous les secteurs dʼactivités, paupérisation grandissante des populations…

  • Si Ali BONGO avait daigné écouter notre appel à la sagesse et à la tempérance, notre pays aurait-il connu les violences politiques pré et post électorales inédites auxquelles nous avons assisté ?
  • Notre pays serait-il en ruine aujourdʼhui, suffoquant sous une dette accablante dans une quête effrénée de nouveaux emprunts, perclus dʼangoisses, en proie à des grèves à répétition et multisectorielle ?
  • Notre pays moqué par tous aujourdʼhui, serait-il la risée de tous dans le concert des nations ?
  • Si Ali BONGO avait écouté notre appel, lʼappel du pays, en serions-nous là aujourdʼhui ?
  • Si Ali BONGO avait écouté notre appel, lʼappel du pays, aurait-il fait donner sa garde prétorienne encagoulés, dans la nuit du 31 août, appuyée par un hélicoptère, pour saccager le QG de campagne de Monsieur Jean PING, massacrant de nombreux jeunes qui sʼy trouvaient, réclamant le respect de leur vote ?
  • Cette jeunesse dont il disait lui-même quʼelle était la priorité de son action politique ?
  • Si Ali BONGO avait entendu et écouté notre appel, notre pays serait-il en proie aux injonctions du Fonds Monétaire International et des autres bailleurs de fonds ?
  • Si Ali BONGO avait entendu et écouté notre appel au ressaisissement, LʼAvenir en confiance, sa propre vision et son propre programme politique seraient-ils synonymes de souffrances et dʼincertitudes pour tous ? Seraient-il une somme de sacrifices, de privations et de frustrations après que ses affidés aient siphonné les finances publiques huit ans durant...?

Aujourdʼhui, chacun constate donc quʼau plan politique, la violence et la répression des libertés fondamentales se métastasent, la nature dictatoriale du régime se révèle désormais à la face du monde : manifestations de lʼopposition interdites ; interdiction de sortie du territoire aux membres de lʼopposition démocratique ; caporalisation des médias publics ; répression de toute velléité contestataire, etc

Le régime dʼAli Bongo sʼabime dans la violence verbale, les invectives et basses diffamations contre ses adversaires, mobilise les moyens dʼÉtat à son seul profit pour sa propagande, occupe outrancièrement les média publics officiellement interdits aux personnalités et militants de lʼopposition.

Lʼarrogance du régime est à son comble…faisant cortège au flagrant déni de démocratie perpétré par des institutions partiales, totalement discréditées dans lʼopinion nationale et internationale, violation des libertés fondamentales, assassinats, détentions arbitraires, découvertes de fosses communes pointée par le haut-commissariat des Nations Unies aux Droits de lʼHomme …

Aujourdʼhui, notre pays traverse la plus grave crise politique de son histoire depuis son accession à lʼIndépendance. En substance, la situation générale du Gabon en cette année 2017 est surtout la conséquence de la grave crise politique née du coup dʼétat militaro-électoral perpétré par Monsieur BONGO ONDIMBA Ali, assoiffé de pouvoir absolu et personnel, ainsi que tous les affidés affairistes de son régime.

Car au vrai, lʼarrivée au pouvoir de Monsieur Jean PING, Président réellement élu des Gabonais et seul détenteur de la légitimité démocratique et populaire aurait rétabli la confiance de la communauté nationale et internationale dans lʼavenir de notre pays et dynamisé lʼinvestissement nécessaire à son progrès.

Ali BONGO se lance désormais dans une étonnante chasse aux sorcières, quêtant sans discernement les bouc émissaire de ses propres contradictions et turpitudes, humiliant sans retenue, assignant au bagne ses propres ministres naguère encensés et présentés comme des technocrates sans tâches, dévoués et employés au progrès du pays...tout ceci en tenant hors dʼatteinte, loin de sa justice arbitraire, son Directeur de cabinet ainsi que son ex Chef de cabinet, et beaucoup dʼautres, ivres dʼarrogance, qui gravitent encore autour de lui dans une paisible quiétude, donnant ainsi la nette illustration dʼune justice à la carte.

Mais les Gabonais nʼont pas soif de vengeance, ils ont soif de justice et de démocratie, pas plus quʼils nʼont soif dʼégalité de chances mais dʼégalité des droits : le droit au respect de lʼexpression de leur pensées et de leurs idées, le droit au respect de leur intégrité physique et de leur dignité, le droit à la sécurité de leurs biens, le droit à lʼemploi, le droit à la santé et lʼéducation de qualité.

Le droit au logement exemptée de le démagogique promesse du tirage au sort égalitaire qui ne révèle que « la chance » des nantis adeptes de resquilles…le droit aux savoirs, le droit à la qualité des infrastructures et de leur environnement, le droit au mouvement…le respect de tous leurs droits consacrés par la promesse constitutionnelle.

Cʼest tout ceci qui constitue la trame du combat que mène tous les militants du Rassemblement Héritage & Modernité au côté du peuple gabonais.

Depuis son accession contestée au pouvoir, Monsieur Ali BONGO ONDIMBA nʼa jamais apaisé les tensions déclenchées par son arrivée controversée à la responsabilité politique suprême, cristallisant ainsi sur lui-même le mécontentement du pays.

Autiste, arrogant et méprisant, il défie sans répit le peuple, soutient lʼimplication de personnalités sulfureuses dans les affaires traitées au sein des arcanes de lʼÉtat, donnant à voir une fluorescente corruption au coeur même de son cabinet, véritable pépinière de courtisans rivalisant de courbettes et de révérences obséquieuses…

Le pays est plus divisé que jamais. Le roi est désormais nu. Aux obsèques de lʼémergence, le voilà seul dans le char funéraire, les chevaux de trait ont disparu, la procession des courtisans, plus duplices que jamais, sʼeffrite chaque jour, les arrestations tous azimuts produisent pleinement leur effet. Lʼangoisse se métastase au sommet de lʼappareil dʼÉtat…chaque Ministre, transi de peur, tentant discrètement de sʼassurer que son nom ne figure pas sur la très longue liste savamment pulsée, dans une subtile et pernicieuse, campagne de chuchotement orchestrée par le pouvoir lui-même.

Pratiques éculées, bien connue aux heures les plus sombres des régimes dictatoriaux, dans la Roumanie de Nicolae Ceausescu, lʼAlbanie dʼENVER HODJA, les Philippines de MARCOS, la Dominique de Rafael Léonidas TRUJILLO MOLINA ou lʼIndonésie de Suharto, cʼest selon, pratiques éculées qui découvrent désormais la face cachée de lʼextraordinaire escroquerie politique dénommée « LʼAvenir en confiance »…

Pour sa part, le Rassemblement Héritage et Modernité, demeure convaincu que les crimes qui ont été commis au Gabon, à lʼissue du scrutin présidentiel du 27 août 2016, très largement remporté par Monsieur Jean PING, comme toute la planète le sait, ont indubitablement revêtu un caractère éminemment sacré, en raison des sacrifices suprêmes subis par de nombreux jeunes gabonais tombés sous les balles de la soldatesque du régime de Monsieur BONGO ONDIMBA Ali, en défendant la souveraineté populaire et la libération de leur pays.

Car en effet, de mémoire de gabonais, on nʼavait jamais vu un tel déferlement de barbarie de la part dʼun pouvoir sur son propre peuple. Chacun demeure interloqué en se repassant en mémoire, le déroulé de ces scènes meurtrières apocalyptiques, et sur la folie qui sʼest emparée des prétendues autorités de ce pays !

Cʼest donc devant la communauté nationale et internationale que le Rassemblement Héritage et Modernité appelle une fois encore Monsieur Ali Bongo au ressaisissement et à faire cesser le climat de terreur qui prévaut désormais dans le pays et à respecter les prescriptions constitutionnelles tel quʼil sʼy est engagé dans son serment.

Le Rassemblement Héritage et Modernité dénonce et condamne « la décision administrative», inique portant interdiction de sortie du territoire national, récemment retirée sur injonction de la communauté internationale, ainsi que les arrestations des compatriotes et membres de la coalition qui se sont multipliées et sont devenues systématiques, au mépris de la loi et des droits fondamentaux consacrés par la Constitution de la République gabonaise.

Le Rassemblement Héritage et Modernité demande la libération sans condition de monsieur Frédéric Massavala-Maboumba, porte-parole de la Coalition pour la nouvelle République, de monsieur Pascal OYOUGOU, Secrétaire général adjoint de notre parti, de lʼHonorable Bertrand Zibi Abeghe, des activistes Hervé Mombo Kinga, , Landry Amiang Washington et bien dʼautres, arbitrairement arrêtés et incarcérés et de tous les prisonniers politiques embastillés dans les géôles du régime au lendemain de lʼannonce des résultats de lʼélection présidentielle dʼaoût 2016.

Si tous les compatriotes précités ont été privés arbitrairement de leur libertés, arrachés à lʼaffection de leurs familles, en raison de leurs opinions politiques et du noble combat quʼils mènent et que nous partageons, en faveur de la démocratie véritable et de lʼavènement de lʼÉtat de droit dans notre pays, les militants du Rassemblement Héritage et Modernité, en tête desquels ses principaux responsables sont prêts à répondre de leurs actes politiques devant la justice rendu au nom du peuple gabonais.

Je vous remercie

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