Ma réponse à Jonathan "Okoukout" sur le bilan indéfendable de M. Ali Bongo Ondimba

13 novembre 20220
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Comme de nombreux compatriotes qui sont à juste titre allés le ridiculiser sur sa page Facebook, j’ai été amusé par la tentative de Jonathan Okoukout visant à innocenter monsieur Ali Bongo Ondimba quant à son médiocre bilan et l’échec de sa gouvernance.

Sans vouloir reprendre ici l’entièreté de son argumentaire indigne de l’enseignant d’université qu’il est... On retiendra qu’il estime que son actuel Gourou, qu’il combattait en 2016, alors porte-parole de monsieur Jean Ping, n’aurait pas pu "gouverner" le Gabon de 2016 à 2023 à cause :

 Du dialogue politique d’Angondjé qui lui aurait pris un (1) an
 De son accident vasculaire cérébral (AVC) qui l’aurait ralenti durant deux (2) ans
 De la survenance de la pandémie de la Covid-19 durant deux (2) ans
 De la guerre en Ukraine depuis un (1) an.

En conclusion, Jonathan Okoukout estime que monsieur Ali Bongo Ondimba a été empêché de gouverner (pendant 6 ans) par toutes ces situations et qu’il mérite de briguer un autre mandat. Soit.

MA RÉPONSE

PREMIÈREMENT :

Ce ne sont pas les Gabonais, pris dans leur légitime majorité, qui ont confié le pays à monsieur Ali Bongo Ondimba (ABO) en 2016. Ce sont plutôt la fraude électorale, les armes et la violence. Jonathan Okoukout qui a été porte-parole de monsieur Jean Ping le sait mieux que nombreux parmi nous.

L’ échec d’ABO en 2016 naît de ce que les Gabonais avaient déjà jugé négatif le bilan de son premier mandat tout aussi controversé. Ils l’ont ainsi sanctionné en 2016.

De même, aucune des situations énumérées par ce nouveau militant de base du PDG n’a empêché l’organisation des Conseil des ministres et la régularité de SON PARLEMENT censé voter les lois, consentir l’impôt, contrôler l’action du Gouvernement et évaluer les politiques publiques.

Parlement qui a d’ailleurs le pouvoir de saisir la Cour constitutionnelle, si jamais ses élus venaient à prendre les approximations de Jonathan Okoukout au sérieux. Hélas !

DEUXIÈMEMENT :

Dire que le Dialogue politique d’Angondjé a empêché la gouvernance du pays par monsieur Ali Bongo Ondimba, c’est implicitement reconnaître que ceux qui ont contribué à son organisation sont responsables de l’échec du second mandat usurpé. Jonathan Okoukout affirme donc qu’il a participé à torpiller la gouvernance d’ABO.

En conséquence, les Gabonais doivent prochainement le sanctionner en même temps que le soi-disant Chef de l’Etat qui s’est laissé berner par la tenue de ce dialogue politique.

Mieux, quand on prétend avoir gagné une élection présidentielle, on n’organise plus de dialogue politique avec une soi-disant opposition. On gouverne puisque qu’on est censé être investi de la légitimité souveraine et politique du Peuple (Imposture quand tu les tiens).

TROISIÈMEMENT :

Concernant l’AVC de monsieur Ali Bongo Ondimba. Les porte-paroles de la présidence de la République et les Gouvernements successsifs ont toujours nié que les institutions avaient cessé de bien fonctionner.

La Cour constitutionnelle et toutes les autres institutions et juridictions ont d’ailleurs soutenu cette rhétorique politicienne. En créant la notion d’indisponibilité temporaire ici, alors que la Constitution ne la prévoyait pas, et rejetant ailleurs toutes les démarches du Groupe "Appel à agir" concernant l’état de santé de monsieur Ali Bongo Ondimba.

En chœur, le Gouvernement auquel appartenait Jonathan Okoukout disait que "les institutions fonctionnent parfaitement et le Président (Ali Bongo Ondimba) est au commande du pays". Alors, quand on est aux commandes, c’est autrement dire qu’on gouverne. Trêve donc de balivernes d’un ancien membre du Gouvernement.

QUATRIÈMEMENT :

Faire référence à la Guerre en Ukraine pour justifier l’échec de monsieur Ali Bongo Ondimba, c’est méconnaître le dicton qui dit, je cite : "Le malheur des uns fait le bonheur des autres".

En effet, l’invasion de l’Ukraine par la Russie avait lieu en février 2022. Un mois plus tard, le ministre Gabonais de l’Economie annonçait une explosion des exportations de pétrole brut, passant à 145% au premier trimestre 2022. Ce que le ministère justifiait par la hausse du prix du baril à 60 % (98 dollars - fin mars 2022).

Entre autres conséquences, le Conseil des ministres validera le projet de budget 2023 à 3602 milliards de FCFA contre 3295 milliards en 2022. La guerre en Ukraine, en dépit des pénuries occasionnées sur le blé et d’autres produits, a apporté des flux financiers favorables au Gabon.

POUR NE PAS CONCLURE

S’agissant de l’argument sur la COVID-19, nous dirons que le Gabon n’a pas été le seul pays frappé par cette pandémie.

D’ailleurs, et malheureusement pour le Gabon, cette crise sanitaire a été une énième occasion pour les partisans du pouvoir PDG de détourner l’argent public. Comme en témoignent les rapports produits par le Copil Citoyen et l’incident avec le FMI à ce sujet.

Ce n’est donc pas la crise sanitaire qui est responsable de l’échec de monsieur Ali Bongo Ondimba, mais ce sont, entre autres, les détournements de fonds publics commis par son système de gouvernance.

Sinon, pourquoi, par exemple, le Bénin a-t-il pu poursuivre son projet de construction de 20 000 logements sociaux initiés en 2020 (Projet de OUEDO) ?

A ce jour, sur les 11 000 logements sociaux prévus pour la cité administrative d’Abomey-Calavi, plus de 3 000 sont déjà disponibles. Là-bas, vous payez 80 000 FCFA par mois pendant une décennie (ou plus) et le logement vous revient. Contrairement au Gabon d’Ali Bongo Ondimba où le logement social, lorsqu’il existe, devient encore un business de personnes fortunées.

Je rappelle que le Budget du Bénin, dont la démographie s’élève à 12 millions d’habitants (soit 6 fois celle du Gabon), est en moyenne de 2500 milliards de FCFA au cours de ces dernières années. Bien en deçà de celui du Gabon.

Pourquoi le Bénin réussit-il ce projet de logements sociaux alors qu’il fut aussi frappé par la Covid-19 et la crise en Ukraine ?

Pourquoi le Bénin connaît-il des transitions politiques plus ou moins démocratiques en comparaison au Gabon ?

Les citoyens ont même la possibilité de consulter toutes les informations relatives à ce projet de logements sociaux ici >>>
https://simaubenin.com/construction_20000_logement, au point de savoir qu’il coûte un peu plus de 300 milliards de FCFA.

Le Gabon est-il incapable de mobiliser autant d’argent pour les 5000 logements promis depuis 2009 ? Quand on sait que le seul scandale financier de l’affaire Santullo impliquait près de 700 milliards de FCFA.

Où sont les résultats ?

Dites donc à Jonathan Okoukout de ne pas venir distraire les Gabonais parce qu’il veut se faire remarquer auprès de la légion étrangère comme Bilie By Nze qu’il affrontait pourtant en 2016 dans ses mises en scène télévisées pour obtenir un petit poste.

L’échec de monsieur Ali Bongo Ondimba est indéfendable, indécent et injustifiable au regard des moyens mobilisés. Indéfendable au regard des scandales de corruption entre la présidence de la République, Gabon Oil Company, le Gouvernement et tout ce que les Gabonais ignorent pour l’instant.

En 2023, vous libérerez les institutions de notre pays. C’est tout ce pour quoi nous nous engageons. N’en déplaise à tous les larbins et esclaves de la légion étrangère.


Étienne Francky Meba Ondo
Dit Meboon Môôn Meba Ondo

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