"JE ME SOUVIENS D’AMO" Par Petit-Lambert Ovono
Lorsque André Mba Obame (AMO) quitte l’Afrique du Sud après son opération pour venir subir sa rééducation à Paris en 2013, je suis déjà réinstallé à Paris depuis quelques temps, j’animais mon blog le Gabonoscope avec mes textos quotidiens qui étaient reproduis par le site Gabonlibre.
Dejà depuis l’Afrique du Sud, je recevais par une personne interposée les avis d’André Mba Obame et parfois sa réaction directe par téléphone. C’est à son arrivée à Paris que le rythme de nos échanges directs s’est accéléré. D’abord à son domicile de Neuilly, puis finalement dans un hôtel Parisien. Comme tout le monde peut l’imaginer, nos échanges concernaient uniquement notre vision politique du Gabon.
Avec André, comme je l’appelais, lors de notre premier face à face, j’ai eu la réponse à une question qui ma taraudait l’esprit depuis son échec à prendre le pouvoir en 2009, ce récit authentique et l’analyse que j’ai partagée avec lui font l’objet du présent livre.
En résumé, ma question était la suivante : « Comment se fait-il que tu aies raté la prise de pouvoir alors que nous te considérions comme le plus intelligent, le plus habile politiquement de tous les gabonais, et le plus proche d’Omar Bongo ? ». Sans prétention aucune, je ne crois pas avoir été le seul à lui poser cette question, mais d’une façon aussi directe, oui ! André s’est alors ouvert à moi, et pendant 2h14mn, m’a raconté son parcours politique.
Notre avant dernière rencontre s’est déroulée en présence de Mike Jocktane et de trois autres personnes à son domicile de Neuilly, ce soir là, nous avions travaillé très tard, et nous avons mis en place l’idée d’une rencontre de l’opposition et de la diaspora à Paris qui a accouché de la demande d’une conférence nationale.
Chargé de mobiliser les participants, j’ai cru bon d’utiliser les réseaux sociaux pour le faire, ce que m’a reproché André, et nous avons convenu que je renonçasse à une participation active à cette messe.
Après avoir pris sa décision de rentrer au Gabon, je lui ai demandé de m’expliquer les raisons de cette décision. Sa réponse m’a donné froid dans le dos ; elle disait ceci « j’ai décidé de donner ma vie pour le Gabon, et toi ? »
C’est dans la nuit, il était 23heures, alors qu’il devait prendre son avion le lendemain à 10H, que je lui aie révélé mon choix de me consacrer à l’évaluation des politiques publiques et de quitter la politique partisane.
"NE TE DETOURNE PLUS DE CETTE VOIE M’A RETORQUE ANDRE".
À suivre
PETIT-LAMBERT OVONO
Évaluateur certifié des politiques
publiques,Président de SOGEVAL






