Indignation : "Le pouvoir n’a pas besoin de courtisans, mais de soutiens responsables"
Il y a des comportements que l’on ne peut plus banaliser. La récente sortie d’un activiste, marquée par des propos particulièrement virulents à l’endroit du Président de la République, de la Première Dame et des membres de la famille présidentielle, interpelle autant qu’elle indigne. Ces attaques visent en réalité ceux qui incarnent l’État, le pouvoir et les institutions de la République.
La liberté d’expression est un droit. Elle ne saurait cependant devenir un permis d’injurier, de diffamer ou de vilipender impunément les institutions et ceux qui les incarnent.
Il faut que cela cesse.
Et pour que cela cesse, il faut plus que des condamnations de principe. Il faut des actes, de la fermeté et, lorsque cela est nécessaire, des réponses à la hauteur des responsabilités de chacun.
À ceux qui pensent que le simple fait d’être aux côtés du Président fait d’eux ses amis, il faut rappeler une réalité fondamentale : la proximité avec le pouvoir ne confère ni privilège ni immunité.
Le Président de la République est, avant tout, dépositaire d’une responsabilité nationale. Dans l’exercice de cette responsabilité, il ne devrait avoir ni « petits amis », ni courtisans, ni personnes chargées de parler ou d’agir en son nom sans mandat.
Le véritable soutien ne consiste pas à occuper bruyamment l’espace médiatique. Il ne consiste pas davantage à multiplier les attaques, les rumeurs, les provocations ou les règlements de comptes. Un vrai soutien protège. Il ne ternit pas.
L’activiste en question est même allé jusqu’à insinuer que des proches du Chef de l’État seraient les commanditaires de ses propres actes. Or, lorsqu’un prétendu soutien passe son temps à « clasher », à alimenter les polémiques, à exposer inutilement le Chef ou à rechercher une place à la mangeoire, il devient paradoxalement un problème pour celui qu’il prétend défendre.
Le travail accompli sur le terrain depuis 2023 ne saurait être terni par ces games et mises en scènes permanentes. Soutenir une action politique, ce n’est pas applaudir tout et n’importe quoi. C’est savoir conseiller, alerter, protéger et parfois se taire lorsque la prise de parole dessert la cause que l’on prétend défendre.
Protégez le Chef ou écartez-vous.
Car il existe des soutiens qui exposent.
Des soutiens qui divisent.
Des soutiens qui provoquent.
Des soutiens qui parlent davantage pour leurs propres intérêts que pour ceux du pays. Ce ne sont plus des soutiens. Ce sont des profito-situationnistes.
Le Gabon n’a pas besoin d’une cour de courtisans, encore moins d’une armée d’influenceurs transformant chaque désaccord en spectacle. Le peuple a élu un président et suit sa vision avec responsabilité, des résultats et une conduite responsable des affaires de l’État. Il n’a pas confié son destin à des « clowns-influenceurs » dont la principale stratégie semble être de faire du bruit pour exister.
Le moment est venu de comprendre que le soutien politique impose aussi une responsabilité morale. Aimer son pays, soutenir son Président et défendre les institutions de la République ne devrait jamais signifier fermer les yeux sur les dérives de ceux qui prétendent agir au nom du pouvoir. Parce qu’au bout du compte, les mauvais soutiens ne renforcent pas le pouvoir : ils l’affaiblissent de l’intérieur.
Élodie Diane FOUEFOUE épouse SANDJOH
Vénérable Sénatrice, Vice-Présidente du Sénat






