"COVID versus Couvre-feu" par Jean Valentin Leyama
Je suis attentif à toutes les publications sérieuses sur la pandémie du COVID, j’ai beau retourner la question, jusqu’ici je ne parviens pas à établir un lien de causalité entre la contamination au COVID et l’existence du couvre-feu.
Puisque les décisions relatives à la gestion de la pandémie sont inspirées par un comité scientifique siégeant au sein du COPIL, je m’attendais à voir leur éminent porte-parole, un scientifique de haut vol, souvent enthousiaste à nous projeter les courbes de l’évolution de la contamination, nous donner le type relation (au sens mathématique, on parle d’équation) entre les deux variables que sont l’activité et la contamination.
J’imagine, pour avoir été l’un des moins mauvais en maths à l’école, que cette relation est proportionnelle. En français facile, plus l’activité est forte et qu’elle induit une forte interaction entre les gens, au travail, dans les écoles et les universités, dans les marchés, les transports en commun, plus le risque de contamination est élevé. OK ?
Mais, en temps normal, avant le COVID, à partir de 17h, tout commence à se fermer et dès la nuit tombée, la majorité de la population est "confinée" chez soi. Normal, on se repose et on dort. On recharge les batteries pour le lendemain, c’est physiologique. Excepté les activités de nuit qui prennent le relais, snacks, boîtes de nuit, elles sont toutefois marginales, après la fermeture des restaurants vers 22h, il n’y a plus grand monde dehors. Dans ces conditions, le couvre-feu, entendu comme mesure coercitive visant à empêcher les mouvements des populations de nuit ne devrait pas se justifier (au conditionnel svp), même les animaux savent que la nuit, c’est pour dormir, chacun rentre dans son nid ou son trou.
Maintenant, si le couvre-feu vise à faire cesser de manière contraignante l’intense activité du jour et éviter qu’elle se prolonge indéfiniment jusqu’à des heures tardives, je viens de montrer que ce processus d’interruption est naturel.
Autrement, comment donc ne pas souscrire à l’humour des Gabonais selon lequel le virus dormirait la journée et travaillerait la nuit !
Il y a d’innombrables scientifiques sur ce réseau, pardon expliquez-moi cette affaire de couvre-feu. Que ceux qui résident dans les grands pays où cette mesure est appliquée me donnent les arguments scientifiques développés là-bas, s’il vous plaît.
Jean Valentin LEYAMA






